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Art


Le mot art vient du latin ars (habileté, métier, connaissance technique). Le terme grec équivalent, techne (τεχνη), a évolué en sens contraire, ne conservant que le sens de technique. On retrouve ici la classique évolution littéraire des racines latines et scientifique des racines grecques.


Sommaire

Histoire

L'art était défini comme toute pratique qui mettait en œuvre un savoir-faire et une représentation, de la nature, des sentiments, du sacré ... L'art rupestre à l'époque préhistorique était, par exemple, une des premières formes de représentation d'animaux, et possédait aussi, pense-t-on, une dimension magique.

Au Moyen Âge l'art des bâtisseurs de cathédrales, et celui des peintres d'icônes était principalement dévolu à la religion, mais très vite la vie sociale y fut insérée, et le portrait vint s'immiscer pour englober les formes de représentation de personnages importants. À partir du XVIIIe siècle, l'art est plutôt devenu l'ensemble des activités humaines consacrées à la production du beau, y compris la beauté de la nature.

La compréhension du mot artisan peut être retrouvée dans la définition initiale du mot, l'artisan pratiquant l'art au sein du métier et de l'habileté manuelle. En comparaison, le terme artiste correspond davantage à la définition plus moderne du mot art : l'artiste est un créateur d'œuvres d'art, c'est-à-dire d'œuvres susceptibles d'être jugées belles par ses pairs, et d'exprimer un idéal esthétique.

Naissance de l'esthétique

C’est en effet à partir du milieu du XVIIIe siècle (Esthétique d’Alexandre Baumgarten, 1750) que se dessine une science autonome de l'art, qui va plus loin que le foisonnement de la représentation, encourageant une réflexion sur le beau et sur la valeur des représentations artistiques. Cette science de l'esthétique, une des disciplines de la philosophie, atteint sa pleine apogée chez les philosophes de l’esprit des lumières et dans les révolutions phénoménologiques de Kant puis d’Hegel.

-- Kant estime qu'une œuvre d'art doit fournir un objet sensible, qu'il soit lui-même beau ou laid importe peu au final : « la beauté artistique est la belle représentation d'une chose et non la représentation d'une belle chose ». Cette représentation est selon lui le résultat du libre jeu de nos facultés cognitives.

-- Hegel estime que le but de l'art est de rendre accessible à l'intuition l'esprit universel. Il s'agit pour lui de prendre conscience du développement de l'idée universelle et de lui donner une réalité en les retranscrivant sous forme d'une œuvre d'art. La contemplation de l'œuvre, et donc de l'incarnation de l'esprit absolu, s'offre ainsi à l'intuition sensible de l'homme.

Proche de Hegel sur certains points, le romantisme ne voit plus la représentation de la beauté seulement comme une empreinte ; il fonde ce qui deviendra une interprétation subjective de l’art, interprétation confrontée à toutes les strates de la société.

Pour Friedrich Nietzsche, « l'art doit avant tout embellir la vie, donc nous rendre nous même tolérables aux autres et agréables si possible ». Car, si l'œuvre doit exprimer de la beauté, est-elle pour autant belle à tous les regards ? Ces limitations, associées à la vue esthétique de l'autre, imposent une forme de civilité qui peut nous modérer dans notre expression artistique.

Mais cette production n'est pas obligatoirement de nature volontaire. Contrairement aux autres productions humaines, l'acte de création se situe le plus souvent hors du champ de la conscience. Il nous permet d'accéder à une communication du spirituel, de l'intemporel, de l'universel… Nietzsche pense également que l'art doit servir à masquer ou à embellir tout ce qui est laid dans la nature humaine. Il semble que certains des arts les plus modernes, tels que le cinéma, ne cherchent pas tant à embellir la nature humaine, qu'au contraire à mettre en évidence toute sa noirceur dans l'espoir peut être d'en extraire les graines de l'incompréhension et de l'intolérance.

Le cinéma, en limite de l'art, donne à voir des crédibilités quotidiennes, qui nous ajoutent, comme le roman, mais en plus restreint, de l'expérience humaine que nous n'aurions pas (reportage=performance?).

L'objet de l'art pourrait donc reposer sur la mise en communication de nos sens et de notre conscience avec les choses et les autres êtres vivants qui nous entourent, sans pour autant les représenter à l'identique. Pour Tolstoï en effet, « l'art est l'activité humaine par laquelle une personne peut, volontairement, et au moyen de signes extérieurs, communiquer à d'autres les sensations et les sentiments qu'elle éprouve elle-même ». Il peut n'être pas nécessaire que cette communication avec l'extérieur soit immédiate. Bergson estime que si cette communication entre notre conscience et la réalité était possible, « nous serions tous des artistes car notre âme vibrerait alors continuellement à l'unisson de la nature ». L'œuvre artistique représente la réalité, auquel cas il s'agit d'une imitation, mais cherche surtout à représenter l'essence d'un principe.

L'art pourrait servir à reproduire les concepts éternels que l'homme a conçu par le moyen de la contemplation. L'origine de l'art serait alors la connaissance des idées et des choses. Le but de l'art serait la communication de la connaissance acquise par l'homme. L'art de l'imitation, plus spécifiquement, est très loin du vrai, et certains doutent que l'œuvre puisse être aussi belle que la chose réelle, car elle n'en saisira jamais qu'une toute petite partie. L'art imitatif de la nature ne parviendrait alors jamais à son niveau de beauté, cependant que la comparaison de l'un à cette autre révèle l'absolue vérité de notre espace naturel, inimitable. C'est dans cet esprit que l'art contemporain, en se détournant des représentations, a voulu exprimer les outils de connaissance, les principes propres à l'art. Ce détournement de la fonction de l'art relève alors d'une appropriation des outils pour construire une autre forme de communication, toujours proche du monde sensible, mais empreinte d'une logique non formelle.

Toute la complexité de l'art est qu'il correspond à la création d'une œuvre singulière, susceptible d'éveiller l'attention. La nouveauté, l'innovation, dans le fond comme dans la forme, sont les moteurs de l'évolution. La créativité de l'artiste ne peut être bridée par les règles de convenance, de politesse, de mode d'exposition imposées de l'extérieur (hier par les traités, aujourd'hui par les acteurs du marché de l'art). Dans cet état de fait, l'art financé par la société est probablement un art qui ne peut exprimer entièrement sa générosité, du fait même qu'il soit acheté par quelques initiés.

L'art est une recherche permanente d'une autre voie profondément humaine. Le beau traduit une idée d'une œuvre qui dépasse l'homme. Tant que notre ignorance nous cache la totalité de ce qui se fait, se montre et se pratique, nous sommes candides et le beau est une fleur. Lorsque l'artiste s'exprime dans le sens de voir autrement ce qui paraît, il aide à progresser dans notre compréhension réciproque de l'autre. «L’Art est tour à tour, la réalité extérieure, la réalité plastique et la réalité intérieure». René Hugghe


Les six arts traditionnels

Et leurs ajouts modernes

Mouvements artistiques

Voir aussi

Lien extérieur



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