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Athéisme


L'athéisme désigne une attitude de pensée excluant la croyance en l'existence de toute divinité.

Il serait plus juste de parler des athéismes, l'athéisme n'étant pas un système de pensée structurée comme le sont les religions. En outre, il se développe souvent en réaction à une ou plusieurs religions dominantes dans la société. Cependant certains traits se retrouvent chez la plupart des athées.

Des estimations du nombre d'athées ont été émises :

Sommaire

Définitions

Étymologie

Le mot athéisme apparaît au XVIe siècle (première mention : François de Billon, Le Fort inexpugnable, 1555). Il dérive du mot athée et du suffixe -isme et qualifie donc « la doctrine de l'athée ».

Le mot athée (dans sa version française), remonte également au XVIe siècle (première mention : Jacques Pelletier, Œuvres poétiques, 1547). Le mot vient de l'acception chez Platon de l'adjectif grec atheos (Αθεος) « qui ne croit pas aux dieux » qui sera repris en latin chrétien par atheos « qui ne croit pas en Dieu ».

L'athéisme peut donc être défini étymologiquement comme « l'état ou l'attitude de celui qui ne croit pas en Dieu », dans un contexte monothéiste, ou plus généralement, comme « l'état ou l'attitude de celui qui ne croit pas aux dieux ».

Sens moderne

Autrefois, l'Église appelait athées ceux qui ne respectaient pas ou partiellement ses dogmes. De nos jours, avec le développement des médias, les termes du langage acquièrent rapidement des sens élargis et on assiste à certains amalgames. C'est ainsi que l'on parle volontiers d'athéisme pour décrire l'agnosticisme, le rationalisme, ou encore l'antichristianisme, l'incroyance ou encore, le rejet de toute religion. À l'inverse l'Église tend parfois à limiter l'athéisme au matérialisme pur.

Athéisme et agnosticisme

L'agnosticisme, (du grec a, privation, et gnosis, connaissance), est une méthode selon laquelle ce qui dépasse les apparences sensibles (c'est-à-dire ce qui relève d'une connaissance des réalités dites métaphysiques) est inconnaissable, et qui, de ce fait, se méfie des doctrines dogmatiques. L'agnostique ne croit ni au surnaturel ni aux manifestations du divin, et ne se gêne pas pour l'affirmer de façon constructive et critique.

Athéisme et rationalisme

L'athéisme ne rejette que l'existence des dieux, c'est-à-dire l'existence d'êtres supérieurs ayant un pouvoir sur la destinée des Hommes. Ils ne rejettent en rien l'existence de phénomènes irrationnels. Le rationaliste, lui, ne tient pour vrai que les hypothèses rationnellement défendables, ce qui n'exclut pas la possibilité de la foi. En effet, l'impossibilité même de prouver l'existence de Dieu a été tenue pour un motif sérieux de croyance : « Credo quia absurdum est », « Je crois parce que c'est absurde » (Apologétique, Tertullien). Un athée n'est pas nécessairement rationaliste ; les rationalistes quant à eux peuvent adopter des attitudes très variées à l'égard de la foi : soit qu'ils croient en dépit de la raison et de l'expérience, soit qu'ils s'abstiennent de se prononcer, soit qu'ils nient toute existence du divin.

Athéisme et antichristianisme

A l'époque où le christianisme dominait la vie sociale (spirituelle, politique, intellectuelle, scientifique, etc.) d'une grande partie de l'Europe, l'athéisme était généralement considéré comme le rejet de cette religion en particulier. Bien que cela ait été le cas de certains athées humanistes (en opposition notamment aux Croisades et à l'Inquisition), l'antichristianisme ne représente qu'une petite frange des athées. Mais il faut signaler aussi l'importance de l'antichristianisme des Lumières, antichristianisme qui ne fut pas toujours athée (Voltaire en est l'exemple le plus illustre), et qui se trouvait mêlé à divers mouvements (y compris athées) de lutte contre les dogmes de toute religion.

Athéisme non-négationniste

Pour Émile Littré, l'athée est, « celui qui ne croit point que Dieu existe. » et ajoute que « les Grecs distinguaient les prénoms athées (par exemple Platon) et les prénoms théophores (par exemple Dionysios) ». D'après lui, les prénoms athées ne niaient pas l'existence des dieux ; ils ne s'y référaient pas.

Cet exemple est représentatif d'un courant de pensée qui tend à réduire le champ de l'athéisme de « celui qui ne croit pas aux dieux » à « celui qui croit que les dieux n'existent pas ».

Athéisme et libre-pensée

Il faut également distinguer athéisme et libre-pensée. Un libre-penseur essaie de se détacher de tout dogme et de ne poser aucun a priori sur la connaissance. Il n'y a donc aucune raison a priori qu'un libre-penseur soit athée : son athéisme éventuel doit être confirmé par sa réflexion.

Enfin, quoique la plupart des athées occidentaux adhèrent aux conceptions scientifiques, ce n'est pas non plus obligatoire.

Les organisations explicitement athées aujourd'hui

Les athéismes

La définition de l'athéisme est simple, elle est l'absence de croyance aux dieux. Mais les raisons qui motivent cette absence de croyance sont, elles, très diverses et amènent souvent à considérer des athéismes bien distincts.

L'athéisme humaniste

La négation de l'existence de Dieu ou des dieux et la négation de la possibilité de savoir s'il y a une telle existence soulèvent le problème de l'origine et de la fondation des valeurs suivies par l'homme. Une réponse possible, l'humanisme philosophique, consiste à faire de l'homme son propre critère, prenant ainsi en quelque sorte la place du divin. La formule la plus célèbre de cet humanisme : « l'homme est la mesure de toutes choses », formule de Protagoras, signifie que les valeurs humaines s'élaborent par la confrontation des discours, en dehors de toute référence à un dieu (Platon répondra dans les Lois que « le dieu est la mesure de toutes choses »).

« L'athéisme est une négation de Dieu et par cette négation, il pose l'existence de l'homme », Karl Marx

L'athéisme scientifique

À l'époque où les connaissances scientifiques (plus particulièrement celles concernant les mécanismes de l'univers) en étaient encore à leurs balbutiements, le principe d'économie penchait plutôt en faveur du religieux qui apportait des réponses 'simples' aux questions complexes de l'humanité.

Le scientifique athée sait aujourd'hui par instruction, connaissance et déduction que l’homme et la femme font partie de la nature depuis des millions d’années et que les livres des différentes religions monothéistes qui racontent à peu près la même généalogie de Adam et Eve, Caïn et Abel, Noé et ses fils, et de génération en génération d’Abraham à Joseph, puis à Mohamed et récemment Smith sont à ranger aux rayons des contes et légendes ayant pour but de s’imposer au plus grand nombre ; les religions interprétatives ont eu comme atout majeur d'être capables de s'adapter aux évolutions des techniques et des mœurs. On peut citer en exemple la religion égyptienne antique qui réussit, tout au long de son histoire, à intégrer dans sa théologie des éléments issus d'événements politiques (par exemple, la divinisation des envahisseurs) et des avancées techniques. Ainsi, les religions interprétatives restent en contact avec les préoccupations des gens et constituent encore un choix avantageux pour le principe d'économie.

Avec l'avènement des religions du livre (judaïsme, christianisme et islam), les réponses se trouvent confinées aux écrits et à leurs interprétations. Il est difficile de dire si c'est le manque de réactivité (ou de volonté) de la part des autorités religieuses, ou l'extraordinaire rapidité du développement des sciences au siècle des lumières, mais toujours est-il que le fossé entre les phénomènes scientifiquement observables et les explications apportées par les religions s'est élargi au point que la science est devenue plus éligible au 'principe d'économie'. Le 'principe d'économie' étant souvent appliqué par ceux qui ne veulent pas (ou ne peuvent pas) chercher dans la raison les réponses à leurs préoccupations, il explique la croissance constante de l'athéisme qu'on constate dans de nombreux pays.

D'après une enquête du Nouvel Observateur (21-27 décembre 1989), menée auprès des responsables des unités de recherche du CNRS, 110 chercheurs se disent croyants, 106 incroyants et 23 agnostiques.

L'athéisme philosophique

L'attitude des philosophes à l'égard des croyances religieuses de leur temps a toujours été ambiguë et fut souvent mal perçue par les autorités politiques et religieuses. Rares sont en effet les philosophes, qui à l'instar de Pascal, ont fait le pari de considérer l'existence d'un dieu telle que celle-ci peut être révélée par une tradition écrite. C'est pourquoi Pascal parle avec mépris du Dieu des philosophes, expression ironique, puisque ce Dieu, comme le Dieu de Descartes par exemple, est si métaphysique qu'il ne paraît plus pouvoir se comparer que de loin au Dieu de la Bible. En effet, lorsque les philosophes reprennent l'idée de Dieu ou du divin à leur compte, ils la transforment à ce point qu'elle peut se trouver en contradiction avec la foi ou la tradition, et semble quelquefois se confondre avec l'idée de nature (voyez Spinoza). On peut admettre, à quelques nuances près, que la réflexion philosophique tend en général à naturaliser le divin, à le ramener dans le monde, préparant ainsi la voie à un véritable athéisme.

En ce qui concerne l'athéisme philosophique proprement dit, dont on trouve l'origine chez le philosophe grec Démocrite, il s'appuie sur des arguments variés, du domaine du relativisme, du rationalisme, du nihilisme, et même de la morale. L'athéisme refuse de postuler l'existence d'entités dont l'existence n'est ni prouvée ni observable, et souligne également l'immoralité éventuelle de cette existence (La seule excuse de Dieu, c'est qu'il n'existe pas, Stendhal). Il n'y a pas d'arguments valables pour soutenir la croyance en l'existence d'un dieu quelconque, qu'il soit conçu par l'homme (anthropomorphique) ou qu'il soit une abstraction métaphysique. Une partie de ce point est reconnue par Pascal lorsqu'il dit que l'argument ontologique ne convainc que ceux qui croient déjà. La croyance en un être surnaturel et suprême peut alors être suspectée de cacher quelque dévaluation implicite de la vie humaine, une expression de l'abandon des hommes à leurs craintes et de leur espoir que « quelqu'un » veille tout de même sur eux.

Même si la remarque suivante est misogyne, il faut souligner que pour certains Anciens ceux qui s'abandonnaient à la foi chrétienne étaient des êtres faibles, et que selon eux cela touchait surtout les femmes. Plus généralement, le réconfort de la religion sera en effet plus volontiers recherché par les opprimés de quelque nature que ce soit.

Les philosophes suspects d'athéisme, d'impiété ou d'hérésie furent parfois persécutés. Les Athéniens brûlèrent les livres de Protagoras et offrirent une récompense pour qui le tuerait. Platon observe dans ses écrits une sorte de black-out sur le matérialiste Démocrite. Cicéron, en revanche, rappelle qu'à son époque plus personne ne croit réellement qu'Atlas porte la voûte céleste sur ses épaules.

En 1600, Giordano Bruno fut brûlé pour sa théorie sur la pluralité des mondes habités, ainsi que des philosophes accusés de panthéisme. À partir des Lumières, qui s'inspirent de l'antiquité gréco-romaine, et jusqu'à aujourd'hui, plusieurs philosophes parvinrent à disserter avec liberté sur l'hypothèse de l'existence de Dieu ou des dieux, soit pour la remettre entièrement en cause, soit pour la reformuler. À titre d'exemple, la critique nietzschéenne du christianisme souvèle la question des fondements théologiques de la morale, critique qui aboutit à la négation de valeurs immuables et à la thèse de l'immoralisme du devenir, thèse également défendue par Spinoza.

Citons Bayle, Holbach, Diderot, Stirner, Feuerbach, Nietzsche, Sartre, Comte-Sponville, Albert Jacquard.

La réflexion philosophique ne conduit pas nécessairement à l'athéisme, elle peut aussi s'orienter vers le scepticisme ou agnosticisme, qui constate tout simplement l'impossibilité de se prononcer sur l'existence de dieu ou sa non-existence. Le sceptique ne veut en effet formuler aucune hypothèse dogmatique, ce qu'il exprime par l'expression pas plus ceci que cela (attitude cousine de l'hindouisme), ce qui se laisse reformuler ainsi : « je ne suis certain ni qu'il y ait des dieux ni qu'il n'y en ait pas »

En Europe, l'athéisme philosophique est la première forme d'athéisme qui fut tolérée par les autorités catholiques et la première reconnue par les intellectuelles comme un athéisme positif. Le Dictionnaire de l'académie française (8e et 9e édition) définit d'ailleurs seulement l'athéisme comme une « doctrine philosophique qui nie l'existence de Dieu ».

L'athéisme spirituel

Bien que spiritualisme et athéisme peuvent sembler être deux notions antinomiques, elles ne le sont pas forcément. Si l'on considère l'athéisme comme la négation de l'existence des dieux, elle n'empêche en rien la croyance à d'autres formes de pensée abstraite. Ainsi, des religions dont les dogmes ne font pas intervenir la notion de divinité, peuvent, dans une certaine mesure, être considérées comme athées.

Par exemple, le Panthéisme naturel.

Sectes

Certaines religions n'ayant pas le concept de dieux créateurs ou ayant une autre conception du divin, sont revendiquées comme des « religions athées ». Parmi elles, seuls les raëliens, qui croient en l'existence d'êtres extraterrestres qu'ils élèvent à un rang supérieur à celui des humains, et réinterprètent de même les dogmes chrétiens de façon techniciste (et donc, en un sens, matérialiste), se considèrent comme athées.

Religions orientales

Des religions orientales comme le bouddhisme, le jaïnisme, le taoïsme ou le vedanta sont parfois considérées (notamment par les occidentaux) comme athées du fait qu'elles ne mettent pas en avant des être supérieurs pouvant influer sur la vie de l'en-deçà. Les êtres spirituels des religions orientales sont plus souvent des modèles à reproduire que des êtres pouvant agir. C'est donc surtout une conception du divin opposée à la vision judéo-chrétienne qui provoque cette confusion.

Ceux qui considèrent ces religions comme athées, les classent dans l'athéisme spirituel au même titre que le chamanisme ou le panthéisme naturel. Cependant, ces religions récusent souvent ce classement.

Ceux qui considèrent que ces religions ne sont pas athées expliquent que le fait d'être « non théistes » n'implique pas forcement la négation du théisme. Pour eux, ces religions ne conçoivent pas les dieux comme des êtres comme le fait le théisme qui caractérise les religions occidentales. Leur notion de l'absolu ne coïncide pas avec celle du « dieu personnel » des religions occidentales.

L'athéisme passif

Lorsque l'athéisme n'est pas dicté par la raison, on parle d'athéisme passif ou d'athéisme faible. En fonction du niveau de conscience, cet athéisme peut être issu d'une simple sensation intuitive ou bien être aussi dogmatique qu'une doctrine religieuse. Ce type d'athéisme peut avoir des origines très diverses, souvent influencé par le milieu familial ou culturel. Si on admet que l'enfant embrasse souvent la religion de ses parents, on pourrait dire aussi sûrement qu'il embrasse souvent l'athéisme de ceux-ci.

L'athéisme passif peut avoir également comme origine l'indifférence face a la question de l'existence des dieux, ou encore praticité à se conformer à une opinion largement admise et mise en valeur.

Bien que moins dénoncé que le dogmatisme religieux, l'athéisme passif est souvent également critiqué pour son manque de rationalisme. Mathieu Delarue disait par exemple: « L'athéisme n'est pas une conclusion, c'est un point de départ! », sous-entendant que l'athéisme doit être, selon lui, le point de départ vers une réflexion sur l'existence.

Origine de l'athéisme

On ne peut comprendre les sources de l'athéisme sans comprendre celles de la croyance aux dieux. Les sociologues (athées) considèrent que le besoin de dieu prend ses sources dans la peur qu'éprouve l'Homme face à l'inconnu. Il est toujours plus facile de raisonner à partir d'hypothèses établies (même arbitrairement) que dans un système d'inconnues.

histoire de l'athéisme

Athéisme et art

Beaucoup d'œuvres d'art importantes ont été inspirées par les religions, et en comparaison l'athéisme en tant que tel n'a guère inspiré les artistes.

On peut ainsi citer la salle hypostyle du temple de Karnak, l'Acropole d'Athènes, la grande mosquée de Cordoue, Borobudur, Angkor, Sainte-Sophie de Constantinople, les cathédrales (Vézelay, Chartres…), Giotto, les retables de Gand et de Colmar, Dante, Milton, Bossuet, Bach… et tous les auteurs athées qui se sont essayés contre les religions.

La position dominante de la religion au cours des siècles passés, en particulier en tant que principe organisateur des sociétés, suffit-elle à expliquer cette différence ? Il ne le semble pas, car 10 ans de nazisme et 75 ans de marxisme, tous deux athées, ne semblent pas avoir créé pour leur part de forme d'art particulièrement novatrice, hormis il est vrai dans le domaine du cinéma (Eisenstein, Léni Riefenstahl…).

Peu d'artistes modernes se réclament de la religion, mais il est vrai aussi que le thème n'est pas actuellement porteur, au point que les écrivains qui s'en sont réclamés (Charles Péguy, Paul Claudel, Georges Bernanos, André Frossard, Maurice Clavel, Louis Pauwels, Jean Raspail, Philippe Sollers…) ont presque tous une image de provocateurs. Seul le musicien Olivier Messiaen sans doute a échappé à cette étiquette.

Athéisme et Islam

Finngeir Hiorth rappelle que « Sans doute il y a des personnes intolérantes dans toutes les religions. Mais l'islam est peut-être la plus intolérante des religions déistes, bien qu'il y ait aussi beaucoup de musulmans tolérants » (source : cahiers rationalistes, avril 1996, n°504, p.17-18). En effet, l'Islam tolère les religions du Livre, mais n'accèpte pas l'athéisme ; cette idée s'appuie sur des passages de Coran contre les athées, notamment dans la Sourate 9, versets 2-3 : "Dieu couvre d'ignominie les mécréants." ; « annonce un châtiment douloureux à ceux qui ne croient pas ». Verset 18 :" Ne peupleront les mosquées de Dieu que ceux qui croient en Dieu et au Jour dernier, accomplissent la Salat, acquittent la Zakat et ne craignent que Dieu. Il se peut que ceux- là soient du nombre des bien-guidés." Sourate 48, verset 6 : Et afin qu'Il châtie les hypocrites, hommes et femmes, et les associateurs et les associatrices, qui pensent du mal de Dieu. Qu'un mauvais sort tombe sur eux. Dieu est courroucé contre eux, les a maudits, et leur a préparé l'Enfer. Quelle mauvaise destination !

Athéisme et politique

L'athéisme n'exclut pas systématiquement l'expression de religions.

note : [1] Charles Maurras, comme conscience se réclamait de l'athéisme. En revanche, il prêchait le catholicisme politique dans son mouvement l'Action Française, c'est-à-dire, que politiquement, il pensait que le catholicisme représentation l'essence de la nation française.

Comme religion d'État

Cela a existé, au moins, au XXe siècle dans l'Albanie d'Enver Hoxha, où l'exercice de toute religion était sévèrement réprimé et où tout symbole religieux était proscrit. Les monuments religieux ont été soit détruits soit volontairement transformés de façon particulièrement ignominieuse pour la religion d'origine. Les politologues sont d'accord sur le fait que les nostalgiques de cette période sont peu nombreux... D'autres régimes, et principalement d'inspiration marxiste, ont fait de l'athéisme un de leurs fondements et ont, avec plus ou moins de vigueur, persécuté les croyants (brimades, surveillance, réclusion, mises à l'écart, etc.). Ces pratiques n'ont, nulle part, empêché le retour, parfois rapide et puissant, de la spiritualité après la chute de ces régimes.

Annexes

Athées célèbres

Antiquité

Moyen Âge

Époque moderne

XXe siècle

Citations

« Je ne suis pas libre penseur dit le veilleur
je suis athée
Hein quoi dit le Saint-Père
et l'autre dans le tuyau de son oreille
l'autre se met à gueuler
Allo allo Saint-Père vous m'entendez
athée
A comme absolument athée
T comme totalement athée
H comme hermétiquement athée
E accent aigu comme étonnamment athée
E comme entièrement athée
pas libre penseur
athée
il y a une nuance. »
(Jacques Prévert dans Paroles - La crosse en l'air)

Anecdote

L'hagiographie mentionne au moins un saint accusé d'athéisme dans un acte officiel : il s'agit de saint Polycarpe, à Smyrne. L'accusateur romain entendait par là que celui-ci ne rendait pas de culte aux dieux et en particulier à l'empereur (alors divinisé de son vivant). Conformément à la règle qui voulait qu'on laissât à l'accusé une chance d'abjurer son erreur, on lui demanda de crier « Mort aux athées », ce que fit Polycarpe, mais d'une façon montrant clairement qu'il désignait ainsi ses accusateurs. Il fut aussitôt traîné sur le bûcher (167 après J-C.).

Lire aussi

Articles connexes

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