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Corée du Sud


La Corée du Sud est un pays d'Asie ; sa capitale est Séoul. La langue officielle est le coréen dont l'écriture est le hangul ou hangeul et la monnaie le won (1 euro vaut environ 1300 wons).

Son unique frontière, au nord avec la Corée du nord, est la zone la plus militarisée au monde. Le Japon est à l'est de la mer de l'Est (ou mer du Japon, voir la dispute pour le nom de la mer du Japon).

Le nom que les Coréens du sud donnent à leur pays est Hanguk, qui signifie littéralement Pays des Hans (en hangul: 한국, en hanja: 韓國). Les médias nord-coréens utilisent Nam Chosŏn, littéralement Corée du Sud (en hangul: 남조선, en hanja 南朝鮮). Daehan Minguk est également utilisé, qui signifie République de Corée ou littéralement Grande république Han (대한민국, 大韓民國) et viens de Daehan Jeguk (대한 제국, 大韓帝國; « Grand empire Han »), le nom officiel du pays jusqu'à l'occupation Japonaise.

Le drapeau de la Corée du sud représente le symbole du Yin et du Yang encadré par quatre symboles représentant les quatre éléments : l'air (en haut à gauche), la terre (en bas à droite), l'eau (en bas à gauche) et le feu (en haut à droite).Ces symboles sont repris du Classique des mutations connu également sous son nom original de Yi Jing ou Yi-King. Chaque symbole a son complémentaire (ciel/terre, feu/eau, ying/yang). C'est donc l'idée d'harmonie universelle qui a guidé la conception du drapeau.

대한민국 / 大韓民國
Daehan Min-guk
Image:South_korea_flag_medium.png
Image:South_korea_seal.png
(Détails)
Devise nationale : aucune
image:LocationSouthKorea.png
Langue officielle coréen
Capitale Séoul
Président actuel Roh Moo-hyun
Superficie
 - Totale
 - % eau
Classé 107e
99 274 km²
0,3%
Population


 - Total (2002)
 - Densité

Classé 26e


48 324 000 habitants
491 hab./km²

Indépendance


 - Date

du Japon


15 août 1945

Monnaie Won
Fuseau horaire UTC +9
Hymne national Aegukga
Domaine Internet .KR
Indicatif téléphonique 82


Sommaire

Histoire

Article détaillé : Histoire de Corée du Sud

La première fondation d'un État en Corée remonte au IIIe millénaire avant notre ère. Depuis lors, ce pays a survécu tant bien que mal entre la Chine et le Japon sans toutefois perdre son identité. Elle garde encore une culture riche qui a son caractère propre. La division contemporaine de la Corée remonte aux suites de l'occupation japonaise commencée, à partir de 1905. À la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, la Corée a été divisée en deux zones par les puissances mondiales, les États-Unis et l'URSS. En 1948, le Sud et le Nord se constituaient chacun en un État indépendant, un Nord communiste, et un Sud sous influence étatsunienne. En juin 1950 la Guerre de Corée commençait. Le Sud était soutenu par les États-Unis, le Nord par la Chine. L'accord de cessez-le-feu de Panmunjeom, signé en 1953, a mis fin aux combats mais pas à la guerre, qui n'est, en 2004, toujours pas officiellement terminée. La péninsule de Corée est divisée par une zone démilitarisée (DMZ) aux alentours du 38e parallèle. C'est la zone la plus militarisée du monde.

Après la guerre, la République de Corée du Sud, régime autoritaire sous le gouvernement autocratique de Syngman Rhee et la dictature de Park Chung-hee, a connu une croissance économique rapide. C'est dans les années 1980 que les manifestations ont mis fin à la dictature pour installer un pouvoir démocratique. Kim Dae-jung est le premier président bénéficiant d'une véritable légitimité démocratique.

La possibilité d'une réunification reste un sujet important de la vie politique péninsulaire : aucun traité de paix n'a été signé avec le Nord. La Corée du Sud maintient des efforts en vue d'améliorer la situation, malgré les menaces autours du programme nucléaire du Nord.

Politique

Article détaillé : Politique de la Corée du Sud

Le chef d'État de la République de Corée du Sud est le président, qui est élu par scrutin direct pour une pèriode de 5 ans. Premier représentant de la République et chef des armées, le président dispose en outre d'un pouvoir exécutif important ; il nomme le Premier ministre avec l'approbation du Parlement. Il préside et nomme également le Conseil d'État.

Le parlement coréen est appelé Assemblée nationale ou le Kukhoe ; ses membres sont élus pour un mandat de quatre ans. Il compte actuellement 273 sièges, dont 227 sont pourvus au suffrage direct et le reste distribué proportionnellement parmi les partis ayant cinq sièges ou plus. Ce système doit être révisé en 2004. L'instance judiciaire la plus élevée est la Cour suprême, dont les juges sont nommés par le président avec le consentement du Parlement.

Le président actuel Roh Moo-hyun a été Président de la République de Corée du Sud en décembre 2003, lors des seizièmes élections présidentielles avec 48,9 % des voix face à son adversaire Lee Hoi-chang (GPN). Il a pris ses fonctions le 25 février 2003.

Le Parlement sud-coréen a adopté, le 12 mars 2004, une motion sans précédent qui suspendait de ses fonctions le président Roh Moo-hyun. La Cour Constitutionnelle a infirmé cette destitution le 14 mai 2004. Le président avait apporté en février 2004 son soutien au parti URI (pour les élections d'avril), ce qui est une infraction au code électoral. Voir l'affaire de la destitution de février 2004

Fin octobre 2004, la Cour Constitutionnelle déclarait que la localisation de la capitale nationale à Séoul était implicitement du domaine constitutionnel. Par conséquent, la loi de délocalisation de la capitale Séoul vers la province de Chungcheong Sud (au centre du pays) votée en décembre 2003 par le parti Uri du Président Roh et l'opposition du GNP de Park Geun-hye était invalidée. Il faudrait pour que la délocalisation soit effective que l'amendement de délocalisation soit voté comme une modification constitutionnelle sanctionnée d'un part par un vote à la majorité des 2/3 à l'Assemblée, d'autre part par un référendum national. Cela relève de la gageure en l'état actuel car le GNP a changé de position sur la question et la majorité des deux-tiers semble impossible à atteindre pour le Président et, de plus, l'approbation de cette mesure par la population est loin d'être acquise.

Ce revers est ressenti d'autant plus durement à la Maison bleue, siège de la Présidence, que le Président avait fait de cette promesse l'une des mesures phares de sa campagne.

Provinces

Article détaillé : Provinces de Corée du Sud

Carte de Corée du Sud

Il y a neuf provinces (do, 도, 道), six villes métropolitaines (gwangyeogsi, 광역시, 廣域市), et une ville spéciale (teukbyeolsi, 특별시, 特別市) en Corée du Sud. Administrativement, les villes ont le même status que les provinces. Elles sont marquées par une étoile :

Géographie

Article détaillé : Géographie de la Corée du Sud et Corée

La Corée forme une péninsule qui s'étend sur 1100 kilomètres à l'est du continent asiatique, bordée par la mer Jaune à l'ouest, par la mer de l'Est (mer du Japon) à l'est, et par le détroit de Corée et la mer de Chine orientale au sud. Le paysage se compose de zones montagneuses partiellement couvertes de forêts à l'est, séparées par des vallées profondes et étroites. Dans l'ouest et le sud, on trouve des plaines côtières peuplées et cultivées. Le climat local est relativement tempéré, avec des précipitations plus importantes en été pendant une saison des pluies courte appelée le jangma, et des hivers qui peuvent être parfois très rudes.

Principales villes

La capitale et plus grande ville de la Corée du Sud est Séoul dans le nord-ouest. Deux grandes villes lui sont rattachées, partageant son métro, et formant une mégalopole énorme : Incheon (port et aéroport) et Suwon. Daejeon est une ville centrale, nœud de circulation. Gwangju dans le sud-ouest. Daegu et Pusan (Busan sur la carte) dans le sud-est.

Autres villes principales : Changwon, Ulsan, Gyeongju, Chuncheon, Gangneung, Cheongju, Jeonju.

Économie

Article détaillé : Économie de la Corée du Sud

L'un des cinq tigres asiatiques, la Corée du Sud a connu une phase spectaculaire de croissance et d'intégration dans l'économie mondiale moderne. Dans les années 1970, le PIB par habitant était comparable à celui des pays les plus pauvres de l'Afrique et de l'Asie. Aujourd'hui, son PIB par habitant est approximativement 20 fois celui de Corée du Nord et égal à celui des petites économies de l'Union européenne.

Ce succès, à la fin des années 1980, a été obtenu grâce un régime de liens étroits entre le gouvernement et le monde des affaires, prévoyant notamment un système de crédit dirigé, des restrictions sur les importations, le financement de certaines industries ; il s'explique aussi par une très importante quantité de travail. Le gouvernement a favorisé l'importation de matières premières et de technologie aux dépens des biens de consommation et a encouragé l'épargne et l'investissement au détriment de la consommation. La crise financière asiatique de 1997 a exposé des faiblesses anciennes du modèle de développement de la Corée du Sud, y compris des ratios dettes/capitaux propres élevés, la dépendance vis-à-vis de prêts étrangers massifs, le manque de rigueur du secteur financier.

La croissance a chuté de 6,6 % en 1998, puis a fortement récupéré : 10,8% en 1999 et 9,2% en 2000. La croissance est tombée de nouveau à 3,3% en 2001 en raison du ralentissement global de l'économie, qui entraîne des baisses d'exportation, et de la perception que les réformes tant nécessaires ont stagné. Menée par l'industrie et la construction, la croissance en 2002 a retrouvé un taux dynamique de 5,8 % en dépit de la croissance globale anémique.

La Corée du Sud fait partie de l'Asia Pacific Economic Cooperation (APEC).

Voir aussi : Liste des entreprises sud-coréennes

Démographie

Article détaillé : Démographie de la Corée du Sud

Évolution de la démographie entre 1961 et 2002 (chiffre de la FAO, 2004). Population en milliers d'habitants.


La population coréenne est l'une des plus homogène dans le monde, ethniquement et linguistiquement, avec comme seule minorité une petite communauté chinoise. Les Coréens ont vécu dans la Mandchourie pendant de nombreux siècles, et sont maintenant une minorité en Chine. Joseph Staline a envoyé des milliers de Coréens, contre leur volonté, en Asie centrale (ancienne Union Soviétique) depuis Vladivostok et Khabarovsk. La majorité de la population coréenne au Japon s'y trouve depuis la période coloniale.

L'instabilité politique, sociale et économique en Corée du Sud ont conduit beaucoup de Sud-Coréens à émigrer à l'étranger, principalement aux États-Unis ou au Canada.

La ville de Séoul est une des plus grandes zones métropolitaines du monde. Sa densité lui a permis de devenir l'une des villes les plus « numériques » dans l'économie globalement reliée d'aujourd'hui.

La langue coréenne est membre d'une famille linguistique plus large des langues altaïques. Le système d'écriture coréen, le hangul, a été inventé en 1446 par le roi Sejong pour élargir l'éducation de ses sujets - en effet, les caractères chinois étaient jugés trop difficiles et trop longs à apprendre pour un individu moyen - par la proclamation royale de Hunminjeongeum (훈민정음, 訓民正音), qui signifie littéralement « les sons appropriés pour enseigner au grand public ». Il est différent de la forme chinoise de communication écrite (hanja) car il est basé sur la phonétique.

De nombreux mots fondamentaux du coréen ont été empruntés au chinois via les hanja, et les Coréens plus âgées préfèrent toujours écrire des mots en hanja, identiques aux sinogrammes chinois et aux kanji japonais, car il était strictement interdit d'étudier et de parler le coréen durant la domination japonaise. Les Coréens sont les seul peuple dans le monde qui comprennent entièrement comment, quand et pourquoi leur langue écrite a été créée, par les transcriptions de la contribution innovatrice du roi Sejong.

En 2000, le gouvernement a décidé de présenter un nouveau système de romanisation, employé par le présent article. On enseigne l'anglais comme deuxième langue dans la plupart des écoles primaires. On enseigne également au lycée 2 ans le chinois, japonais, français, allemand ou espagnol.

Le christianisme (49 % des croyants) et le bouddhisme (47 % des croyants) sont les deux religions dominantes de la Corée du Sud. Bien que seulement 3 % de la population se déclarent confucianistes, la société est fortement imprégnée des valeurs et croyances confucéennes. Le pourcent restant pratique le chamanisme (culte traditionnel de l'esprit) et le Cheondogyo (« manière divine »), une religion traditionnelle.

Culture

Article détaillé : Culture de la Corée du Sud

La Corée du Sud partage sa culture traditionnelle avec celle de la Corée du Nord. La culture coréenne est influencée par celle de la Chine et du Japon mais est essentiellement distincte. La culture traditionnelle a été également influencée par le Bouddhisme et le Confucianisme.

Depuis sa division en deux États séparés, les deux Corées ont développées des formes contemporaines distinctes de culture.

Les Coréens du Sud doivent recevoir la permission de leur gouvernement pour visiter la Corée du Nord, à défaut ils peuvent être emprisonnés à leur retour en vertu des lois de sécurité nationale draconiennes.

Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Nouvel an New Year's Holiday
janvier-fevrier Nouvel an lunaire 설날 (Seolnal) Premier jour du premier mois lunaire, ainsi que les jours précédent et suivant
1er mars Jour du Mouvement d'Indépendance 3.1절 (Samiljeol) Commémore un mouvement d'indépendance de tout le pays s'opposant à la colonisation japonaise, le 1er mars 1919
5 avril Jour des arbres 식목일 (Sikmokil)
5 mai Jour des enfants 어린이날 (Eorininal)
mai Naissance de Bouddha 부처님오신날 (Bucheonim osinnal) Huitième jour du quatrième mois lunaire
6 juin Commémoration des morts pour la patrie 현충일 (Hyeonchungil
17 juillet Jour de la Constitution 제현절 (Jehyeonjeol)
15 août Jour de l'Indépendance (libération) 광복절 (Gwangbokjeol)
septembre-octobre Récoltes 추석 (Chuseok) Quatorzième, quinzième et seizième jours du huitième mois lunaire
3 octobre Fête nationale () 개천절 (Gaecheonjeol) Anniversaire de la fondation légendaire de la Corée en 2333 av. J.-C.
25 décembre Noël Christmas Day


Transports

Ferroviaire

Le 30 mars 2004 est inauguré la LGV (ligne à grande vitesse) entre Séoul et Daegu de 235 km pour le KTX (utilisant la même technologie que le TGV) avec une amélioration de la ligne classique jusqu'à Pusan (Busan sur la carte) soit un total de 412 km. Cette LGV comporte 83 tunnels - dont deux de 17 et 20 km - et 148 viaducs.

Divers

Sport

événements

Liens externes


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