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Jacques Chirac


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Élu le : 7 mai 1995 et 5 mai 2002
Présidence : 17 mai 1995 - 16 mai 2002

et depuis le 17 mai 2002

Prédécesseur : François Mitterrand
Successeur : -
Date de naissance : 29 novembre 1932
Lieu de naissance : Paris

Jacques René Chirac, plus connu sous le nom de Jacques Chirac, né le 29 novembre 1932 à Paris (France), est un homme d'État français, qui exerce les fonctions de président de la République française depuis le 17 mai 1995.

Sommaire

Biographie

Débuts (1932-1967)

Né le 29 novembre 1932 à la clinique Geoffroy-Saint-Hilaire (cinquième arrondissement de Paris), Jacques Chirac est le fils d'un administrateur de société, François Chirac, et de sa femme, née Marie-Louise Valette. Tous deux proviennent de familles de paysans — même si ses deux grand-pères sont instituteurs — de Sainte-Féréole, en Corrèze. D'après Jacques Chirac, son nom « a pour origine la langue d'Oc, celle des troubadours, donc celle de la poésie. Ac c'est l'eau qui court avec une certaine sérénité, une certaine pureté... ». Le jeune Jacques, dernier enfant et seul garçon de ses parents, étudie au lycée Carnot puis entre à Louis-le-Grand, avant d'intégrer en 1951 l'Institut d'études politiques dont il est diplômé en 1954, non sans avoir suivi la « Summer school » de Harvard, en 1951. Durant cette période, brièvement, il milite au Parti communiste, vend L'Humanité et signe l'Appel de Stockholm, contre l'armement nucléaire.

Le 16 mars 1956, il épouse Bernadette Chodron de Courcel, malgré les doutes de la famille de celle-ci face au jeune homme issu d'une famille de paysans. Il aura avec elle deux filles, Laurence et Claude. Dès ce mariage, il change complètement de milieu social. De 1956 à 1958, il effectue son service militaire. Classé premier au Cadre noir de Saumur, on lui refuse cependant le grade d'officier en raison de son passé communiste et il faut l'intervention des relations de la famille de sa femme pour l'obtenir. Ces mêmes relations auraient pu lui éviter de faire la guerre d'Algérie, mais il se porte volontaire et est blessé. Il rejoint en 1957 l'École nationale d'administration dont il sort en 1959, dixième de la promotion Vauban dont est aussi issu Michel Rocard.

À sa sortie de l'ENA, Jacques Chirac est nommé auditeur à la Cour des comptes et devient maître de conférences à l'Institut d'études politiques. En 1965, il est élu conseiller municipal de Sainte-Féréole sans qu'il se soit présenté. Un an plus tard, Georges Pompidou l'envoie en Corrèze arracher la circonscription d'Ussel (Corrèze) à l'opposition. Bénéficiant du soutien de Marcel Dassault et de son journal, menant une campagne acharnée, il bat son adversaire communiste de justesse, mais dans un bastion du parti.

Ministères (1967-1976)

Moins d'un mois plus tard, le 8 mai 1967, Jacques Chirac — surnommé « mon bulldozer » par Georges Pompidou — est nommé secrétaire d'État à l'Emploi, dans le gouvernement Pompidou, (et servira encore dans tous les gouvernements dirigés par Maurice Couve de Murville, Jacques Chaban-Delmas et Pierre Messmer jusqu'en 1974). L'une de ses premières réalisations est la création de l'Agence nationale pour l'emploi. Durant mai 68, il joue un rôle capital lors des Accords de Grenelle et devient l'archétype du jeune énarque brillant, parodié dans Astérix. Aussitôt après mai 68, il est nommé secrétaire d'État à l'Économie et aux Finances, chapeauté par le jeune ministre Valéry Giscard d'Estaing. Les deux hommes se méfient l'un de l'autre tout en travaillant ensemble : Jacques Chirac n'est pas mis dans la confidence de la dévaluation du franc, en 1969.

Le 5 juillet 1972, il est nommé ministre de l'Agriculture et du Développement rural, dans le gouvernement Messmer, où il se fait remarquer en obtenant massivement les voix des agriculteurs. En novembre 1973, soutenu par le Président, il revient sur des décisions de Valéry Giscard d'Estaing, alors en voyage.

En mars 1974, probablement à la suite de l'affaire des écoutes du Canard enchaîné, il « échange » son poste avec celui de Raymond Marcellin, jusque-là ministre de l'Intérieur. À la mort de Georges Pompidou, peu de temps après, il choisit de ne pas soutenir Jacques Chaban-Delmas mais Pierre Messmer, puis, après le retrait de ce dernier, Valéry Giscard d'Estaing. Il rallie pour lui 43 députés et contribue largement à sa victoire à l'élection présidentielle, aidé par une bonne connaissance du terrain et des élus locaux acquis en moins de deux ans au ministère de l'Agriculture, ainsi que par sa position dans un ministère « stratégique » où il a la haute main sur les préfets, les renseignements généraux, etc.

Le 27 mai 1974, en raison de son rôle décisif dans son élection, Valéry Giscard d'Estaing nomme Jacques Chirac Premier ministre. Il conserve l'appui de l'Union pour la défense de la République (qui ne compte que cinq ministres) dont il devient le secrétaire général, sans même en avoir été membre. À Matignon, il instaure un style détendu et studieux, tout en débutant un bras de fer avec le Président. Tout deux désirent gouverner le pays et possèdent un caractère rigoureusement différent : leur rivalité redevient celle du ministère des Finances. Le 11 janvier 1976, le Président effectue un remaniement ministériel contre l'avis du Premier ministre, qui dénonce le pouvoir exercé par Valéry Giscard d'Estaing et demande une refonte complète de sa politique. Après une rencontre à Brégançon, Jacques Chirac décide de démissionner de son poste, geste qu'il annonce le 25 août 1976. Il déclare à la télévision : « Je ne dispose plus des moyens que j’estime nécessaires pour assumer efficacement les fonctions de Premier ministre. »

Maire de Paris, vers l'Élysée (1976-1995)

Après avoir annoncé sa candidature à la mairie de Paris (il était initialement hostile à sa reconstitution), il crée le Rassemblement pour la République. Ce parti gaulliste reprend les bases de l'UDR et Jacques Chirac en devient le président. Le 20 mars 1977, malgré l'opposition de Raymond Barre qui soutient Michel d’Ornano, il devient le premier maire de Paris depuis la Commune. Le poste qu'il obtient, nouvellement créé, est très important : quinze milliards de francs de budget, 40 000 fonctionnaires.

En vue des élections présidentielles de 1981, Jacques Chirac fait du RPR une puissante machine politique : toujours dans la majorité et plus important que l'Union pour la démocratie française (parti nouvellement créé par le Président), il est très critique vis-à-vis du gouvernement. Le 26 novembre 1978, Jacques Chirac est victime d'un accident sur une route de Corrèze et est transporté à l'hopital Cochin à Paris. De là, il lance l'« Appel de Cochin » qui dénonce le « parti de l'étranger », c'est-à-dire l'UDF. Lors des élections présidentielles, avec 18 % des voix il est largement distancé au premier tour par Valéry Giscard d'Estaing (28 %) et François Mitterrand (26 %), qui devient Président. Il avait annoncé que « personnellement » il voterait pour le chef de l'UDF.

Affaibli par sa défaite, le RPR ne remporte que 83 sièges aux élections legislatives. Jacques Chirac devient cependant de plus en plus populaire comme maire de Paris, notamment en développant une politique de transports en commun, en venant en aide aux personnes agées, aux handicapés et aux mères célibataires, tout en incitant les entreprises à rester dans la ville. En 1983, il est réélu triomphalement en remportant le « grand chelem » : la totalité des vingt arrondissements. Il devient le chef de l'opposition. En mars 1986, lors des élections legislatives à la proportionnelle, l'union RPR-UDF obtient de justesse la majorité et François Mitterrand nomme Jacques Chirac Premier ministre : c'est le début de la première cohabitation.

Il conserve son poste de maire de Paris, tout comme son appartement de fonction à l'Hotel de ville. La cohabitation, type de gouvernement nouveau et non prévu dans la Constitution, devient un bras de fer entre le Premier ministre et le Président, qui s'étaient pourtant préalablement rencontrés pour discuter de son bon fonctionnement. François Mitterrand refuse de signer les ordonnances sociales et Jacques Chirac doit recourir à l'article 49-3 auquel seule une motion de censure peut être opposée. La stratégie du Président aide l'opinion à se lasser de la méthode et des réformes, et le Premier ministre doit se résoudre à en repousser certaines. Il réussit à freiner la progression du chômage, mais pas à la stopper. François Mitterrand se pose en arbitre impartial dans les habits de l'institution.

Sentant la popularité renouvelée du Président, Jacques Chirac anticipe les élections présidentielles de 1988 et se lance dans une tournée dans toute la France pour expliquer sa politique. En raison de l'eparpillement des voix au premier tour, où il avait été accroché par Raymond Barre, il est largement distancé par François Mitterrand et les pronostics restent indécis. Il affronte le Président lors d'un débat télévisé accroché (ce dernier ayant l'expérience des deux précédents qui l'étaient tout autant) et subit une défaite au second tour, n'obtenant que 46 % des voix.

Son camp est démoralisé, et sa femme va jusqu'à affirmer : « les Français n'aiment pas mon mari ». De nouveau dans l'opposition, il reste maire de Paris, réélu en 1989 et travaille à se maintenir en tête de l'opposition. C'est de cette époque que date la fameuse citation « le bruit et l'odeur » (voir plus bas).

Face aux grandes difficultés du gouvernement, il participe à la campagne législative de 1993 qui voit la victoire écrasante de la droite et la formation de la majorité « bleu horizon ». Voulant rester discret, il laisse son « ami de trente ans » Édouard Balladur devenir Premier ministre, formant ainsi la seconde cohabitation. L'accord entre les deux hommes est simple : à Édouard Balladur Matignon, à Jacques Chirac l'Élysée en 1995.

Cependant Édouard Balladur, au vu de sa popularité, décide de se présenter aux élections présidentielles : les partisans du président du RPR crient à la trahison, d'autant que le Premier ministre entraîne avec lui une partie des élus. Sentant le danger, il entame une campagne dynamique et centrée sur le thème de la « fracture sociale », terme qu'il invente. Jacques Chirac réussit à passer le premier tour, avant de remporter le second face à Lionel Jospin, candidat des socialistes, avec 53 % des voix : il est Président de la République.

Président de la République (1995-...)

À son arrivée à l'Élysée, le 17 mai, il nomme Alain Juppé Premier ministre. Ce dernier met l'accent sur la lutte contre le déficit de l'état de façon à respecter le pacte de stabilité de l'Union européenne afin d'assurer l'arrivée de l'Euro.

Jacques Chirac renforce la vision des Affaires étrangères en tant que domaine réservé du Président de la République. Voulant relancer la politique internationale de la France, il effectue de nombreux voyages à l'étranger, se transformant en véritable VRP de l'industrie française. Il mène une politique qui le rapproche des pays arabes tout en travaillant au processus de paix dans le conflit israëlo-palestinien et en Yougoslavie. Il a des relations relativement tendues avec les États-Unis, mais la France rejoint le commandement intégré de l'OTAN. Il décide d'effectuer une ultime campagne d'essais nucléaires avant la signature du TICE, afin de permettre au CEA de développer son programme de simulation. Cette décision provoque un tollé, en particulier en Nouvelle-Zélande, en Australie et auprès de Greenpeace.

De plus en plus impopulaire, le gouvernement d'Alain Juppé doit affronter des grêves massives durant l'hiver 1995-1996, dûes à la réforme des retraites et au gel du salaires des fonctionnaires. Devant les risques de défaite ultérieure, conseillé par Dominique de Villepin, il décide de dissoudre l'Assemblée nationale le 21 avril 1997. Les élections qui suivent voient la victoire de la gauche plurielle, menée par Lionel Jospin. Jacques Chirac nomme ce dernier Premier ministre.

La troisième cohabition est bien plus longue que ses précédentes, elle dure cinq ans. Le Président et le Premier ministre tiennent à parler d'une seule voix dans le cadre de l'Union européenne ou de la politique étrangère, se rendant souvent ensemble lors des sommets, même si on y assiste parfois à des passes d'armes verbales entre les deux. C'est à cette époque qu'éclatent les « affaires » politico-financières au sujet du RPR et de la mairie de Paris, relayées par les médias. Il est protégé par son immunité, ré-affirmée par le Conseil constitutionnel.

Le gouvernement de Lionel Jospin connait une popularité importante, marquée par la loi des 35 heures, la baisse du chômage et la réprise économique de la fin du siècle. Partant favori, le Premier ministre décide d'inverser le calendrier des élections (la présidentielle avant les legislatives) et surtout modifie la Constitution pour faire passer le mandat de Président de la République à cinq ans. D'abord réticent, Jacques Chirac accepte le quinquenat. Il annonce très tôt sa candidature pour les élections de 2002, prenant de court Lionel Jospin. S'appuyant sur la jeune garde des députés RPR, il favorise la formation progressive d'un nouveau parti qui doit voir la fusion du RPR, de l'UDF et de Démocratie Libérale : l'Union pour une majorité présidentielle. Les futurs éléments de ce nouveau parti (auquel le président de l'UDF, François Bayrou, resiste) développent les thèmes de la sécurité et de la baisse des impôts. Ayant désormais l'expérience des élections présidentielles, Jacques Chirac mène une campagne dynamique alors que Lionel Jospin voit la sienne s'essoufler. Le 21 avril, c'est la surprise, « comme un coup de tonnerre » : Jacques Chirac, arrivé en tête avec 20%, se voit opposé à Jean-Marie Le Pen. Souvent décrit comme un antiraciste viscéral, assuré de l'emporter, il décide de refuser de débattre avec son adversaire, déclarant que « face à l'intolérance et à la haine, il n'y a pas de transaction possible, pas de compromission possible, pas de débat possible ». Les deux hommes se détestent notoirement. Il laisse la gauche et la jeunesse manifester en appellant à voter pour lui, et il est élu avec un score sans commune mesure : 82%. Lionel Jospin ayant démissionné, il nomme l'ancien UDF Jean-Pierre Raffarin comme Premier ministre, lequel gouverne par ordonnances pendant quelques semaines : l'UMP remporte largement les élections legislatives suivantes. Jacques Chirac a de nouveau une majorité.

Jean-Pierre Raffarin bénéficie d'un « état de grâce » plus long que ses prédécesseurs et entame des réformes promises durant la campagne : baisse de l'impôt sur le revenu, assouplissement des 35 heures, réforme des retraites, réforme de la sécurité sociale. Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, devient très populaire dans son action dynamique et médiatisée contre la délinquance. C'est un ancien fidèle d'Édouard Balladur et les relations entre le ministre et le Président sont froides.

La situation internationale, marquée par le 11 septembre, voit l'intensification de la politique étrangère du président des États-Unis, George W. Bush, avec qui Jacques Chirac s'entend assez mal. S'il l'avait soutenu lors de l'intervention en Afghanistan, il se place, avec Gerhard Schröder et Vladimir Poutine, comme l'opposant principal des États-Unis contre l'invasion de l'Irak, épaulé par son ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin. Soutenu par l'opinion européenne, il s'oppose ouvertement et annonce qu'il utilisera son droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies. Il est victime d'une campagne hostile dans une partie des médias anglo-saxons (The Sun titre « Chirac is a worm » — « Chirac est un ver »). Les relations avec les États-Unis deviennent très difficiles, ne se relâchant progressivement qu'à partir de la commémoration du débarquement en Normandie.

Pour contrer la popularité grandissante de Nicolas Sarkozy (contrairement à celle du Premier ministre, maintenant en difficulté), il le nomme ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie au lendemain d'une importante défaite aux élections régionales. Face aux ambitions présidentielles affichées de ce dernier, il le met en demeure, lors de son allocution du 14 juillet 2004, de choisir entre son fauteuil et le poste de président de l'UMP.

Pour mettre en difficulté les socialistes et impliquer les français dans la Constitution européenne, Jacques Chirac décide qu'un référendum sera organisé pour la ratification de celle-ci. Favorable à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne (son « vœu le plus cher »), il voit une partie de ses députés s'opposer à cette perspective, qui vient brouiller les cartes du référendum.

Parcours politique

Le Premier ministre depuis est Jean-Pierre Raffarin

Mandats électifs

(1) mandats interrompus après nomination au gouvernement
(2) élection partielle après démission de son suppléant
(3) mandat interrompu par la dissolution de l'Assemblée nationale
(4) mandat interrompu après son élection à la présidence de la République

Fonctions gouvernementales

Anecdotes

Jérôme Duhamel fit paraître en 1997 un livre nommé Jacques a dit et reprenant des citations de Chirac en les groupant de façon malicieuse : http://www.evene.fr/livres/fiche.php?id_livre=55

Regards de ses contemporains

Citations

Théorie le concernant

« Règle des deux ans » ?

Cette idée veut que lorsqu'on regarde le parcours de Jacques Chirac, on remarque une récurrence de défaites après l'exercice du pouvoir pendant deux ans. En effet,

Ouvrages ou articles consacrés à Jacques Chirac

Décorations

Articles connexes

Charles de Gaulle | libéralisme | parti politique | mouvements politiques | Idées politiques

Liens externes


50px Chronologie des chefs d'État français depuis 1848 :
22 Présidents de la République, 1 Empereur, 1 Chef de l'État
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Louis-Napoléon
Bonaparte

1848-1852

Napoléon III
empereur
1852-1870

Adolphe
Thiers

1871-1873

Patrice
de Mac-Mahon

1873-1879

Jules
Grévy

1879-1887

Sadi
Carnot

1887-1894

Jean
Casimir-Perier

1894-1895

Félix
Faure

1895-1899

Émile
Loubet

1899-1906

Armand
Fallières

1906-1913

Raymond
Poincaré

1913-1920

Paul
Deschanel

1920-1920

Alexandre
Millerand

1920-1924

Gaston
Doumergue

1924-1931

Paul
Doumer

1931-1932

Albert
Lebrun

1932-1940

Philippe Pétain
Chef de l'État
1940-1944

Vincent
Auriol

1947-1954

René
Coty

1954-1959

Charles
de Gaulle

1959-1969

Georges
Pompidou

1969-1974

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Giscard d'Estaing

1974-1981

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1981-1995

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