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La ville de New York (en anglais New York City pour la distinguer de l’État du même nom) est, avec Los Angeles et Chicago, l'une des principales agglomérations américaines. Située dans l'État de New York, sur la côte Atlantique, elle fait partie de la grande mégapole de la côte est des États-Unis. En 2000, la ville de New York comptait 8 085 742 habitants, répartis dans 5 districts : Manhattan, Brooklyn, Queens, Bronx et Staten Island.
New York est une importante place financière (Bourse de New York). Elle est surnommée « Big Apple », c'est-à-dire grande pomme.
Le 11 septembre 2001, New York a subi une importante attaque terroriste.
Ses habitants sont les New-Yorkais (attention à la présence du trait d'union absent du nom même de la ville : New York).
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L’histoire de New York débute avec l'exploration de la région par Henry Hudson (en 1609) puis la création en 1626 de la colonie hollandaise de New Amsterdam (Nieuw
Amsterdam) à l’extrêmité sud de l’île de Manhattan, achetée aux Indiens
Algonkins contre quelques bijoux de pacotille. Le dernier gouverneur hollandais accorde une charte à la ville en 1653. En
1664, des navires anglais s’emparèrent de
la ville sans combat, le gouverneur Peter Stuyvesant se rendit et elle fut renommée New York en l’honneur du Duc d’York. À l’issue de la seconde
guerre anglo-hollandaise en 1667, le traité de Breda accorde
définitivement la souveraineté de la colonie aux anglais, les Hollandais recevant en retour le Suriname (Guyane hollandaise). L'essor économique commence vers 1730. New York voit naître le mouvement des Fils
de la Liberté ; des troubles éclatent en 1766.
Au début de la Guerre d’indépendance, la ville fut le théâtre d’importants combats lors de la bataille de Brooklyn (parfois appelée bataille de Long Island), le 27 août 1776. Les Américains vaincus battirent alors en retraite vers Manhattan. Le 21 septembre, après le débarquement des Anglais à Kip’s Bay et la bataille des Hauts de Harlem, un grand incendie détruisit le quart de la ville. De cet épisode, on se souvient de la phrase du jeune capitaine américain Nathan Hale, exécuté par les Anglais après qu’ils l'eurent capturé lors d’une mission d’espionnage : « Mon seul regret est d’avoir une seule vie à perdre pour mon pays ». La chute de Fort Washington, le 16 novembre 1776, marqua le début de la réoccupation britannique. La ville resta aux mains des Anglais jusqu’au 16 novembre 1783, quand les dernières troupes britanniques quittèrent New York. Ce jour, « Evacuation Day », a longtemps été célébré.
En 1789 et 1790, New York fut brièvement la capitale des États-Unis, et George Washington y recut son investiture présidentielle. En 1792, un groupe de marchands commença à se réunir sous un arbre à Wall Street, préfigurant ce qui serait ultérieurement la Bourse de New York. Cet été-là, une épidémie de fièvre jaune provoqua un exode des New Yorkais en direction de Greenwich Village.
Au XIXe siècle, la population de New York connut une rapide expansion, grâce à l’arrivée massive d’immigrants. Dès 1811, le plan d’urbanisation fut étendu à l’ensemble de l’île de Manhattan. En 1835, New York devint la plus grande ville des États-Unis en dépassant Philadelphie. Avec la construction du canal Érié, la ville devint la porte des Grands Lacs et des Grandes Plaines céréalières. Au cours de la première moitié du XIXe siècle, la croissance urbaine fut pourtant interrompue par deux fois, avec le grand incendie qui ravagea la ville en décembre 1835 et la crise économique de 1837.
Pendant la Guerre de Sécession, les forts liens commerciaux existant avec les sudistes créèrent une dissension entre les habitants, certains prenant partie pour l’Union, d’autres pour la Confédération. Ces troubles civils culminèrent en 1863 avec de violentes émeutes lors de l’appel à la conscription lancé par Abraham Lincoln (the Draft Riots). Après la guerre, le flux d’immigrants européens s’accrut encore. Pour satisfaire aux critères d’immigration, un centre de transit fut construit sur Ellis Island, une île proche de celle de la Statue de la Liberté.
C’est aussi dans la deuxième moitié du siècle que furent créées la plupart des institutions culturelles (Metropolitan Museum of Art en 1870, Metropolitan Opera en 1883, American Museum of Natural History, Brooklyn Museum) et de nouvelles infrastructures civiles, comme le pont de Brooklyn achevé en 1883. En 1884, 70% des importations américaines transitaient par le port de New York. Entre 1888 et 1908, les finances de la ville augmentèrent de 250%. La vocation financière de la métropole se développa avec la création de la Bank of New York par Alexander Hamilton en 1784 et l'ouverture de la Bourse en 1792. C'est encore au XIXe siècle que l'agglomération se dote de journaux prestigieux : le New York Sun (1833) et le [[New York Times]] (1851).
En 1898, la ville de New York s’organisa administrativement telle qu’on la connaît aujourd’hui. Le Grand New York fut divisé en cinq districts (boroughs) (voir Manhattan, Brooklyn, Bronx, Queens, Staten Island).
Dans la première moitié du XXe siècle, la ville devint un centre d’envergure internationale, au niveau industriel, commercial et pour les communications. L’Interborough Rapid Transit, la première compagnie de métro, vit le jour en 1904, suivi de la reconstruction du Grand Central Terminal en 1913. À partir des années 1930, la plupart des plus hauts grattes-ciel du monde y furent construits dans le style Art Déco. New York devint également un centre artistique majeur, notamment avec les comédies musicales de Broadway. Ce rôle s’amplifia vers la fin des années 1930 avec l’afflux de réfugiés politiques européens, qui comportaient nombre d’intellectuels, musiciens et artistes. La ville s’affirma comme capitale de l’expressionisme abstrait et rivalisa avec Londres sur le marché de l’art.
Après la Seconde Guerre mondiale, New York connut cependant un relatif déclin, perdit de ses habitants, et son tissu industriel commença à vieillir. En 1952, elle accueille les institutions permanentes de l'ONU. Elle connut de graves émeutes raciales dans les années 1960, et acquit pendant les années 1970 la réputation d’être rongée par la délinquance. En 1975, la municipalité se déclara en faillite.
Le rebond de Wall Street, dans les années 1980, permit à New York de retrouver son rôle de leader dans la sphère économique et financière mondiale. Dans les années 1990, la politique anti-déliquance menée par le maire redonna confiance aux américains qui réinvestirent la ville, qui est une des seules à pouvoir offrir ce style de vie cosmopolite. L’envolée des technologies de l’information et de la commnication contribua également à ce nouvel essor.
L’attaque terroriste du 11 septembre 2001 a également frappé Washington, D.C. mais c’est bien New York qui en est sortie la plus meurtrie, avec la destruction du World Trade Center. En 2004, ces plaies sont partiellement refermées, et la ville attend avec impatience la construction de la Freedom Tower, prévue en 2008, qui remplacera l’ancien temple du commerce.
La ville de New York est construite sur le côte est des États-Unis, à l’embouchure la rivière Hudson sur l’océan Atlantique. Cette situation privilégiée est renforcée par la présence de l'affluent du Mohawk : New York est reliée aux Grands Lacs et aux Grandes Plaines. Elle comprend l’île de Manhattan, l’île Staten Island, la partie ouest de l’île de Long Island, un quartier construit sur le continent (Bronx), et plusieurs autres petites îles, situées dans les bras de mer et dans la baie : Roosevelt Island, Riker's Island (une prison), Prall's Island (réserve ornithologique), Liberty Island (statue de la Liberté), Isle of Meadow (réserve naturelle), Governors Island, Ellis Island, City Island, Ward's Island.
La superficie totale de la ville de New York est de 1 214 km², dont 785 km² de terres émergées et 429 km² d’eau.
Le climat de New York est continental et humide. Sa proximité immédiate avec l’océan limite les variations considérables de température que l’on observe dans le reste de l’État, mais les amplitudes restent importantes entre l’été et l’hiver (fréquentes chutes de neige). Le réchauffement climatique est un sujet de préoccupation, car une montée des eaux pourrait menacer la mégalopole.
En 2000, le revenu moyen des ménages new-yorkais était de 38 293 $. 21% de la population vivait en dessous du seuil de pauvreté (dont 30% de moins de 18 ans et 18% de plus de 65 ans).
La densité moyenne est de 10 194 habitants/km². Les 8 008 278 habitants se répartissent en 44,7% de « blancs », 26,6% d’afro-américains, 9,8% d’asiatiques, le reste ayant d’autres origines. 27% de la population a des origines hispaniques ou latines.
L’âge moyen est de 34 ans : 24% moins de 18 ans, 10% de 10 à 24 ans, 33% de 25 à 44, 21% de 45 à 64, 12% de plus de 65 ans. La répartition hommes/femmes (+18 ans) est de 86 hommes pour 100 femmes.
Bien que dépendant de l’État de New York, la ville de New York bénéficie d’une large autonomie législative et exécutive. Ce statut est défini par une charte, amendée et promulguée par l'Assemblée légistaltive de l’État de New York, et parfois par référendum. L’administration new-yorkaise est divisée en trois branches : exécutif, législatif et judiciaire.
New York est constituée de cinq districts (en anglais boroughs), qui coïncident chacun avec un comté (county) :
On trouve à sa tête le maire, qui est élu au suffrage direct. Il dirige cinq sections administratives de la ville et d’autres institutions :
Le maire dispose également de pouvoirs exceptionnels en cas d’urgence : menace climatique, catastrophe naturelle, émeutes, troubles civils, invasion…
Depuis 2001, le maire est Michael Bloomberg. Voir aussi la liste des maires de New York.
Les lois et règlements locaux de New York sont décidées par un Conseil municipal (City Council), comportant 51 membres, chacun représentant un secteur de la ville d’environ 157 000 habitants. Ils sont élus tous les quatre ans, et le chef de la majorité porte le titre de Speaker. En 2004, le Speaker est le démocrate Gifford Miller. Ce conseil municipal est divisé en comités spécialisés par domaines d’intervention. Lorsqu’une proposition est votée à la majorité simple (50%), elle est transmise au maire qui peut la promulguer en tant que loi locale. Si ce dernier oppose son veto, le Conseil a 30 jours pour outrepasser ce veto, par un deuxième vote à la majorité des deux tiers.
À la différence du reste de l’État, les comtés de la ville de New York ne disposent pas chacun de tribunaux. Il existe un unique tribunal civil (avec des annexes dans les différents districts). Un tribunal pénal, pour chaque comté, traite les délits mineurs et les violences domestiques, conjointement avec le tribunal des affaires familiales.
Les affaires criminelles sont renvoyées à la Cour suprême de chaque comté, qui s’occupe également des affaires civiles les plus importantes. Ainsi, à la différence d’autres états ou du gouvernement fédéral, la Cour suprême n’est pas l’instance la plus haute de ce système, contrairement à ce que son nom indique. Les appels sont traités par une division spécialisée de la Cour suprême, et le tribunal qui décide en dernier ressort est la Cour d’appel.
New York est un centre économique de premier ordre, par son activité portuaire et ses industries. C’est également une très importante place financière qui abrite plusieurs institutions : Bourse de New York, NASDAQ, American Stock Exchange, New York Mercantile Exchange, et New York Board of Trade. Cette industrie financière est située dans le financial district au sud de Manhattan. New York a aussi été le berceau de cinéma américain, avant que la production ne soit déplacée Hollywood. On y trouve encore de nombreux studios, pour le cinéma et la télévision. De nombreuses sociétés ont leur siège dans le quartier de Midtown (Manhattan), mais les usines se sont peu à peu déplacées du centre de la zone urbaine vers la banlieue.
Principales activités industrielles :
New York bénficie également d’importantes ressources liées au tourisme.
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Les new-yorkais sont des gens pressés, généralement fiers de leur ville et de ses inconvénients (pollution, délinquance, prostitution…) Ils se moquent volontiers des touristes perdus dans leur mégalopole. Réciproquement, les étrangers peuvent trouver les autochtones impolis et rudes. Cet antagonisme s’est toutefois un peu estompé après la tragédie du 11 septembre 2001.
A certains égards, la ville de New York est davantage internationale qu’américaine. Elle accueille presque autant d’immigrants que Los Angeles. On peut entendre parler des centaines de langues différentes à New York. La tendance est au regroupement communautaire, et des quartiers entiers se sont formés selon les origines géographiques ou culturelles : irlandais, italiens (Little Italy), chinois (Chinatown), coréens, porto-ricains, africains, juifs occupent chacun des enclaves dans la ville. À titre d’exemple, New York a plus d’habitants juifs que Jérusalem en Israël.
Le tourisme tenant une place importante dans la ville de New York, on y trouve des centaines de lieux à visiter et d'endroits pour se divertir. Parmi les visites les plus fréquentes, on trouve le Radio City Music Hall, la statue de la Liberté, l’Empire State Building, le pont de Brooklyn, Ellis Island. Le World Trade Center était également une destination privilégiée avant le 11 septembre 2001, et depuis, Ground Zero attire également beaucoup de monde. Un lieu également très fréquenté est le magasin de jouets FAO Schwarz de Manhattan : on peut y voir de longues files d’attente sur les trottoirs.
Le 27 novembre se déroule la Macy's Thanksgiving Day Parade, qui attire des milliers de spectateurs et des millions de téléspectateurs.
Le long de Broadway et à Times Square, on trouve une concentration de théâtres, de commerces et de lieux de divertissement. Parmi les salles de spectacles, on peut citer le Radio City Music Hall, le Carnegie Hall ou le Madison Square Garden.
Coney Island, au sud de Brooklyn, possède un parc de divertissements, comprenant l’Aquarium de New York, des jeux d’arcades et des attractions foraines : grande roue, un vieux roller coaster en bois, des auto-tamponneuses…
New York possède également d’importants parcs public, parmi lesquels : Central Park, Riverside Park, Battery Park, Pelham Bay Park, Staten Island Greenbelt, Flushong Meadow Corona Park, Prospect Park.
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À la différence d’autres villes américaines, les new-yorkais utilisent largement les transports en commun. Le prix des parkings, très élevé, les péages aux ponts, aux tunnels et les bouchons découragent l’usage de la voiture. Le métro de New-York, efficace et rapide, même s’il manque parfois de propreté, est le système de transport le plus pratique. On utilise aussi largement les bus et les taxis, ainsi que les ferries (surtout en direction du New Jersey et de Staten Island). Les personnes habitant en lointaine banlieue, Long Island, New Jersey, Connecticut, Pennsylvanie ou plus au nord dans l’État de New York utilisent généralement leur véhicule personnel pour rejoindre le réseau urbain.
Le réseau de la métropole new-yorkaise est le plus étendu des État-Unis. Il dépend de plusieurs sociétés publiques et privées.
New York possède trois aéroports :
Les ferries sont surtout gérés par la société privée NY Waterway, qui exploite plusieurs lignes sur la rivière Hudson en direction du New Jersey. On trouve également le New York Water Taxi, entre Manhattan et Brooklyn, et la ligne Staten Island Ferry, exploitée par le New York City Department of Transportation.
Les taxis sont exploités par des sociétés privées, sous license de la New York City Taxi & Limousine Commission. On en trouve deux sortes :


