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Normandie


La Normandie est une région du nord-ouest de la France occupant la basse vallée de la Seine (Haute-Normandie) et qui s'étend, plus à l'ouest, jusqu'à la péninsule du Cotentin (Basse-Normandie). La Normandie était une province française historique, qui fut partagée en 1790 en cinq départements (Calvados, Manche, Orne, Eure, Seine-Inférieure devenue Seine-Maritime). En 1956, les trois premiers furent regroupés dans la région administrative de la Basse-Normandie et les deux derniers dans celle de la Haute-Normandie. La demande de regroupement des départements normands en une seule région est un sujet récurrent dans les contestations du découpage régional.

Honfleur : le vieux bassin, Calvados, Basse-Normandie
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Honfleur : le vieux bassin, Calvados, Basse-Normandie
Sommaire

Population

chaumière normande dans le marais Vernier, Eure
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chaumière normande dans le marais Vernier, Eure

La Normandie compte plus de 3,2 millions d'habitants (Normands) pour une densité de population proche de la moyenne nationale.
Les villes principales sont (population de l'agglomération entre parenthèses):

Histoire

Préhistoire et Antiquité

La Normandie avant la conquête romaine

L'histoire celtique de la Normandie est difficile à établir, faute de sources archéologiques abondantes et datées de façon certaine. Il existe une nécropole datant de la fin du Hallstatt ou du début de la Tène à Ifs dans le Calvados. Les archéologues n'ont retrouvé jusqu'à présent aucun champ d'urnes ni de tombes à char. Le peuple celte des Belges s'installe en Normandie par vagues successives entre le IVe et le IIIe siècle av. J.-C. C'est le témoignage de Jules César (La Guerre des Gaules) qui nous permet d'identifier les différents groupes gaulois occupant la région et groupés dans les oppida. En 56 / 57 avant J.-C., ces populations se groupent pour résister à l'occupation des légions césariennes. Après la défaite gauloise d'Alésia, les peuples de Normandie continuent la lutte pour un temps restreint. En 51 av. J.-C., toute la Gaule chevelue est soumise à Rome.

Liste des groupes celtiques occupant le territoire actuel de la Normandie (à compléter) : Calètes (Lillebonne), Véliocasses (Rouen), Aulerques Diablintes (Jublain), Bajocasses, (Bayeux), Lexoviens (Lisieux), Unelles (Carentan).

Voir aussi l'article détaillé Peuples gaulois

La civilisation romaine en Normandie

En 27 av. J.-C., l'empereur Octave Auguste réorganise le territoire gaulois et fait passer les Calètes et les Véliocasses dans la province de Lugdunaise, dont la capitale est Lyon. La romanisation de la Normandie, comme ailleurs en Occident, passe par la construction de routes romaines et par une politique d'urbanisation.

Liste des villes gallo-romaines de Normandie (à compléter) : Augustodurum (Bayeux), Juliobona (Lillebonne), Noviomagus (Lisieux), Breviodurum (Brionne), Rotomagus (Rouen), Caracotinum (Harfleur), Augusta (Eu), Oximii, Mediolanum (Evreux)...

On connaît de nombreuses villa gallo-romaines sur le territoire normand, notamment grâce aux fouilles de sauvetage opérées pendant la construction de l'A29, en Seine-Maritime. Ces habitations rurales, au coeur d'un domaine foncier, pouvaient adopter deux grands types de plan. Le premier pouvait être longiligne, avec une façade ouverte vers le sud  ; le deuxième s'inspirait davantage des villas italiennes, offrant un aspect ramassé et organisé autour d'une cour carrée. C'est le cas de la riche villa de Sainte-Marguerite-sur-Mer, entre Dieppe et Saint-Valéry-en-Caux. Les constructeurs de ces villas utilisaient les matériaux locaux : silex, craie, calcaire, brique, torchis. La technique du colombage est héritée de cette époque et des huttes celtiques. Le chauffage des bains ou de certaines pièces emprunte le procédé de l'hypocauste romain (par le sol). L'agriculture fournissait du blé et du lin, d'après Pline l'Ancien. Enfin, dans les campagnes normandes de l'antiquité, les fana (petits temples à plan centré, en général carré), étaient nombreux. On en situe un exemple à l'ouest d'Harfleur. Les fouilles ont aussi révélé la présence de nombreuses statuettes de déesses-mères en terre cuite, dans les tombes et les maisons normandes. Le plus important complexe religieux était alors celui du Vieil Evreux qui comprenait un forum, des thermes, une basilique, deux fana et un théâtre.

voir aussi Marbre de Thorigny

Crises du IIIe siècle et mutations du Bas-Empire

Dans le deuxième tiers du IIIe siècle, les raids barbares dévastent de nombreux lieux de la région normande. Les traces d'incendies et les trésors monétaires enfouis à la hâte montrent les progrès de l'insécurité en Gaule du Nord. Le littoral doit faire face à la piraterie maritime des Saxons. La ville de Coutances, alors chef-lieu des Unelles, prit le nom de Constantia en 298 sous Constance Chlore. Elle accueillit une légion chargée de contrer les attaques maritimes saxonnes. La région de Constantia, connue sous le nom de pagus Constantinus, est devenue le Cotentin. À l'occasion des réformes de l'empereur Dioclétien (285-305), la Normandie se singularise en devant la Seconde Lyonnaise et en se détachant de la Bretagne voisine.

C'est aussi à cette époque que commence la christianisation de la province : Mellon est ordonné évêque de Rouen au milieu du IIIe siècle.

À partir de 406, les peuples germaniques déferlent sur l'Occident. Les Saxons viennent s'installer sur les côtes normandes. L'autorité de l'empereur romain s'efface et la Normandie reprend son ancien nom d'Armorique. Les villas rurales sont abandonnées et détruites, les villes s'enferment dans leurs remparts. La toponymie révèle l'installation de groupes barbares ayant statut de lètes ou fédérés, avant la fin officielle de l'empire romain d'occident en 476.

Moyen Âge

Haut Moyen Âge

Le mont Saint-Michel
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Le mont Saint-Michel

Dès 486, la Gaule entre Somme et Loire passe sous le contrôle du chef franc Clovis. La colonisation franque ne fut pas massive et se manifeste par les nécropoles à rangées d'Envermeu, Londinières, Hérouvillette et Douvrend. Les toponymes en -court et -ville datent de cette époque franque. De cette période date aussi le découpage administratif et militaire en comtés. Enfin, l'est de la région, à proximité de Paris, fut un lieu de résidence pour les rois et princesses mérovingiennes.

Surtout, la christianisation amorcée au Bas-Empire, se poursuit en profondeur dans la région : construction de cathédrales dans les principales villes, édification d'églises suburbaines dédiées à des saints, oratoires sur les routes ... L'établissement des paroisses se réalise progressivement, sur le temps long. Les plus petites occupaient la plaine de Caen, alors que les paroisses du bocage étaient plus étendues. À l'époque carolingienne, les tombes des villageois se regroupent autour de l'église paroissiale.

Le monachisme normand se développe vraiment à partir du VIe siècle, surtout dans l'ouest de la région, plus isolé. Au VIIe siècle, des aristocrates normands fondent plusieurs abbayes dans la vallée de la Seine : Fontenelle en 649, abbaye de Jumièges vers 654, Pavilly, Montivilliers. Ces abbayes normandes adoptèrent rapidement la règle de saint Benoît. Elles possédaient de grands domaines fonciers, dispersés en France, dont elles tiraient des revenus conséquents. Elles furent donc des enjeux dans les rivalités politiques et dynastiques.

Invasions scandinaves

La Normandie tient son nom et son folklore des envahisseurs vikings qui menèrent des expéditions dans une grande partie de l'Europe à la fin du Ier millénaire en deux phases (790-930 puis 980-1030). On les appelait Northmanorum, « Normands », étymologiquement « hommes du Nord ». Certains d'entre eux (Rollon) s'installèrent dans le nord-ouest de la France, et donnèrent leur nom à la région.

Harfleur, dans l'agglomération du Havre, église et maison à colombage
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Harfleur, dans l'agglomération du Havre, église et maison à colombage

La toponymie normande garde des traces de cette colonisation scandinave ainsi que certains noms de famille : Toutain, Anquetil, Angot, Tougard etc.

Les premiers raids vikings arrivent entre 790 et 800 sur les côtes de la Gaule occidentale. Le littoral normand est atteint sous le règne de Louis Le Pieux (814-840). L'incursion de 841 fit de grands dégâts à Rouen et Jumièges. Les Vikings s'attaquent aux trésors monastiques, proies faciles car les clercs ne peuvent les défendre. L'expédition de 845 remonte la Seine et touche Paris. Mais après chaque razzia estivale, les Normands retournaient avec leur butin en Scandinavie. À partir de 851, ils hivernent en Basse-Seine : ils incendièrent Saint-Wandrille : les moines durent s'enfuir à Boulogne-sur-mer en 858 et Chartre en 885. Les reliques de sainte Honorine furent transportée de l'abbaye de Graville à Conflans, en région parisienne. Une partie des archives et des bibliothèques monastiques furent également déplacées (des volumes de Jumièges à Saint-Gall), mais beaucoup furent brûlées.

Les rois carolingiens menèrent des politiques parfois contradictoires et lourdes de conséquences. En 867, Charles le Chauve donne au chef Breton Salomon le comté du Cotentin, à condition qu'il lui prête serment de fidélité et qu'il l'aide dans son combat contre les Vikings. En 911, le chef norvègien Rollon signe un accord avec le carolingien Charles le Simple, à Saint-Clair-sur-Epte. Le roi lui remit les terres de Basse-Seine (équivalent à la Haute-Normandie, à peu de chose près) en échange d'un serment de vassalité (prononcé en 940) et un engagement à se faire baptiser. Rollon devait également protéger l'estuaire de la Seine et Rouen contre les incursions scandinaves. Par la suite, le territoire sous souveraineté normande s'agrandit : l'Hiémois et le Bessin (924), le Cotentin et l'Avranchin (933). Guillaume le Bâtard complète l'ensemble actuel par la conquête du Passais sur le Maine.

Le passage des Vikings a provoqué des incendies et laissé des ruines dans les villes et les campagnes ; mais il ne faut pas trop noircir le tableau dressé par les sources ecclésiastiques : aucune ville n'a été complètement rasée. En revanche, les monastères ont tous subi les pillages des hommes du nord. Toutes les abbayes normandes ont été détruites. Mais la forte reprise en main de Rollon et de ses successeurs rétablit assez rapidement la situation.

La colonisation scandinave donna des apports danois surtout, mais aussi norvégiens. Quelques Suédois s's'établirent également en petit nombre. Le peuplement viking ne fut pas un phénomène de masse. Néanmoins, dans certains secteurs, les Scandinaves se sont implantés de manière plus dense qu'ailleurs : le pays de Caux et le nord du Cotentin.

Voir aussi : Duché de Normandie

Descendant de Rollon, Guillaume le Conquérant envahit, en 1066 (bataille de Hastings), l'Angleterre, où il monta sur le trône sous le nom de Guillaume Ier d'Angleterre. La Normandie resta associée à l'Angleterre jusqu'en 1087, puis de 1106 à 1144, puis de 1154 à 1204, puis, durant la guerre de Cent Ans, de 1346 à 1360 et de 1415 à 1450. C'est ce qui explique que d'une part, le français est encore aujourd'hui la langue de la cour d'Angleterre, et que d'autre part la langue anglaise contient de très nombreux mots d'origine latine par le truchement de l'ancien français.

C'est une région qui a été très riche au cours des siècles, avec notamment beaucoup de manoirs. L'histoire du duché a été écrite par Ordéric Vital et Wace.

La Normandie devenue française

La Normandie dans la Guerre de Cent Ans

Seconde Guerre Mondiale

Durant la Seconde Guerre mondiale, la Normandie fut un des points de départ de la reconquête de l'Europe par les Alliés, mettant fin à l'occupation allemande. Le 6 juin 1944 fut lancée l'opération Overlord, la plus grande opération de débarquement de toute l'histoire militaire, menée simultanément sur plusieurs plages du Calvados et de la Manche, à laquelle prirent part les troupes des États-Unis, du Royaume-Uni, du Canada, ainsi que quelques contingents français, polonais, etc. Ce fut le début de la bataille de Normandie qui ne s'acheva que le 12 septembre, par la capitulation de la garnison du Havre, alors que plusieurs régions françaises étaient déjà libérées.
Une quantité extraordinaire de musées et de cimetières existent sur cette période. Il reste également des fortifications dites blockhaus surtout sur la côte.

Îles anglo-normandes

Les îles anglo-normandes étaient peuplées par des Bretons jusqu'aux invasions vikings. Elle ont fait partie du duché de Normandie de 933 jusqu'en 1204. Dépendances autonomes de la couronne britannique, les deux bailliages ont gardé des lois et des traditions normandes. Cependant, la reconquête française à la fin de la guerre de Cent Ans s'arrêta à Cherbourg sans franchir la vingtaine de kilomètres d'eau qui séparait le continent de ces îles, qui restèrent donc dans le duché de Normandie. Et, parmi ses titres, le souverain britannique a celui de duc de Normandie. C'est pourquoi les îles anglo-normandes, de nos jours, relèvent de la reine d'Angleterre directement, ne sont pas formellement parties du Royaume-Uni ni, conséquemment, de l'Union européenne.

Géographie

Marais Vernier, Eure, Haute-Normandie
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Marais Vernier, Eure, Haute-Normandie

La Normandie est une création de l'histoire, car elle n'a pas d'unité géographique : elle se partage en effet entre deux grandes régions naturelles du nord de la France, de géologies très différentes : le bassin parisien et le Massif Armoricain. Cette répartition ne correspond d'ailleurs pas à la division entre les deux régions normandes car la limite traverse du nord au sud, les départements du Calvados et de l'Orne.

La diversité géologique a pour conséquence une certaine diversité des paysages, qui est tout de même réduite par la communauté de climat, tempéré et humide. De ce fait, certains paysages (prairies, bocages) se retrouvent à l'identique dans les deux parties de la province. La Normandie comprend un certain nombre de pays bien caractérisés.

Les côtes maritimes présentent des aspects très divers : hautes falaises crayeuses du pays de Caux (Côte d'Albâtre), au pied desquelles s'étendent des plages de galets ; vastes plages de sable fin du Calvados (pays d'Auge et Bessin, Côte fleurie, Côte de Nacre) et côtes variées de la Manche qui présentent à la fois des promontoires cristallins élevés dans le nord du Cotentin (cap de la Hague), des parties de littoral bas et sablonneux (vers Saint-Vaast et Le Mont-Saint-Michel).

Les principales régions naturelles (pays normands) sont :

Les cours d'eau de la Normandie sont la Seine et ses tributaires : Epte, Andelle, Eure, Risle ainsi qu'un nombre de fleuves côtiers : Bresle, Touques, Dives, Orne, Vire, Sée, Sélune, Couesnon. La Veules, plus petit fleuve de France, se jette à Veules-les-Roses, entre Dieppe et Saint-Valéry-en-Caux, dans la Seine-Maritime.

Culture

Langue normande

Le normand est la langue régionale qui s’entend de nos jours le plus souvent dans le Cotentin et le Pays de Caux, ainsi qu'aux îles anglo-normandes (voir le jersiais).

Gastronomie

Région cidricole, la Normandie se sert du cidre et des pommes dans sa cuisine. Le poiré s'y produit.

L'eau-de-vie de cidre appelée calvados a sa renommée. Le pommeau, apéritif à base de calvados, est envoyé exporté de plus en plus.

La vache normande et la jersiaise sont connues pour la qualité de leur lait, ce qui a inspiré les produits laitiers de la région, la crème, le beurre (Isigny) surtout ses fromages: camembert de Normandie, livarot, neufchâtel, pavé d'Auge, pont-l'évêque...

Parmi les spécialités régionales on retrouve les tripes à la mode de Caen, les andouilles de Vire, le caneton rouennais, la teurgoule, le brasillé et les bourdelots.

La Normandie est la première région productrice d’huîtres en France.

Littérature française

Musique

Beaux-arts

Ses maison et jardins à Giverny ont inspiré les Nymphéas. Son paysage du Havre en 1872 avait provoqué le terme impressionisme pour la première fois.

Religion

Les ducs de Normandie, puis les rois de France ont encouragé le développement du monachisme normand : la région compte de nombreuses abbayes : abbaye du Mont-Saint-Michel, abbayes de Caen, abbaye Saint-Ouen à Rouen, abbaye de Jumièges, abbaye de Saint-Wandrille, abbaye de Hambye, abbaye de Graville, abbaye de Fécamp, abbaye Saint-Georges de Boscherville, abbaye de Saint-Évroult abbaye Notre-Dame du Bec, abbaye de Montivilliers ...

Parmi les saints en Normandie, on retrouve Thérèse de Lisieux, Jeanne d'Arc (martyrisée à Rouen]], Thomas Becket (Anglo-normand), Aubert (fondateur du Mont-Saint-Michel), Hélier, Méen, Marcoulf, Lô... C'est le saint Michel qui est depuis longtemps priviligié dans la région.

L'Anglicanisme est la religion d'état aux Îles de la Manche, mais le Catholicisme et le Méthodisme y sont représentés par des minorités assez importantes de fidèles.

Expressions

Une «opinion de Normand» est utilisée notamment lorsqu'un électorat n'a pas un choix fixe de parti politique mais se détermine suivant l'actualité. («p'tete bien que oui p'tete bien que non»).

Être bati comme une «armoire normande» se dit d'un homme bien charpenté (avec un torse costaud).

Symboles

Blason de la Normandie
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Blason de la Normandie

Le drapeau rouge à deux léopards, dont les deux régions se servent, est majoritairement reconnu symbole de la Normandie. Cependant, certains préfèrent un drapeau traditionnel à trois léopards (surnommé en normand les treis cats). Lequel des deux drapeaux est le plus ancien reste un sujet de polémique. Les deux bailliages de Jersey et de Guernesey qui constituent la Normandie insulaire ont une héraldique à trois léopards.

Un drapeau dit de S. Olaf, croix double d'or à la scandinave sur fond rouge, qui représente l'héritage viking des Normands se voit parmi des associations culturelles et normannistes.

La chanson Ma Normandie se chante volontairement en tant que chant régional dans la Normandie continentale, et officiellement à Jersey.

Bibliographie

Michel de BOÜARD, Histoire de la Normandie, Privat, Toulouse, 2001 ; ISBN 2-7089-1707-2

Voir aussi

Liens externes



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