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Québec



Cet article traite de la province canadienne du Québec. Pour sa capitale, voir Ville de Québec.


Québec

Image:drapeau_quebec.png

Devise nationale : « Je me souviens »
Carte du Québec
Langue officielle Français
Capitale

Métropole

Québec
Montréal
Superficie

 - Totale
 - % d'eau douce
Classée 2e
1 542 056 km2
11,5%
Population


 - Total (2003)
 - Densité

1er rang


7 467 626
4,85h/km2

Gentilé Québécois
Arrivée dans la Confédération
 - Date
 - Ordre

1867
1ère
Fuseau horaire UTC -5


Abréviation postale
Préfixe de code postal

 
QC
G, H, J

Représentation au
Parlement canadien

 Charmbre des communes
 Sénat

 

75 sièges
24 sièges

Premier ministre Jean Charest (P.L.Q.)
14 avril 2003
Lieutenant-gouverneur Lise Thibault
30 janvier 1997


Le Québec est une province canadienne dont la population compte près de 7,5 millions d'habitants, les Québécois. La majorité des Québécois parlent le français, faisant du Québec le seul État de langue française majoritaire en Amérique du Nord. La capitale du Québec est la ville de Québec et sa métropole est Montréal.

Sommaire

Géographie du Québec

Article principal : Géographie du Québec

Le Québec est situé à l'est du Canada, bordé par la province de l'Ontario et la baie d'Hudson à l'ouest, les provinces de Terre-Neuve-et-Labrador et du Nouveau-Brunswick à l'est, les États-Unis (États du Maine, New Hampshire, Vermont et de l'État de New York) au sud et l'Océan Arctique au nord.

La province, la plus grande du Canada, est un vaste territoire (environ 2,8 fois la superficie de la France), dont la majeure partie est très peu densément peuplée. Plus de 90 % de la superficie du Québec fait partie du bouclier canadien, un grand territoire qui, historiquement, était appelé la région d'Ungava. Au temps de la Nouvelle-France, le Québec habitable consistait en une bande de terre de quelques dizaines de kilomètres de largeur longeant les deux rives du fleuve Saint-Laurent. C'est là que les premiers colons français se sont installés pour y cultiver la terre après l'avoir défrichée.

En 1912, un grand morceau de la région canadienne de l'Ungava fut enlevé aux Territoires-du-Nord-Ouest pour être intégré au Québec suite à une loi du Parlement du Canada approuvée par Londres. Cette vaste région du Nord, pratiquement inhabitée, a créé l'énorme province de Québec telle qu'on la connaît aujourd'hui. Cet ajout à la province incluait la baie James, là où se trouvent certains des plus grands projets hydroélectriques du Québec, installés sur la rivière La Grande.

Le territoire du Québec est extrêmement riche en ressources avec ses forêts de conifères, de feuillus, ses lacs et ses rivières ; le papier, le bois et l'hydroélectricité sont parmi les plus importantes industries de la province. L'extrême Nord du Québec est formé d'une région subarctique appelée le Nunavik ; c'est la terre de la nation Inuit.

La région la plus peuplée est la vallée du fleuve Saint-Laurent, dans le sud, où sont situées la capitale, Québec, et la métropole, Montréal. Au nord de Montréal se trouvent les Laurentides, la plus vieille chaîne de montagnes au monde, et à l'est, les Appalaches se rendent jusqu'aux Cantons de l'Est (l'Estrie). La péninsule gaspésienne s'étend dans le golfe du Saint-Laurent à l'est.

La vallée du Saint-Laurent est une région fertile où l'on retrouve des cultures de fruits et de céréales ainsi que des produits laitiers, du sirop d'érable, dont le Québec est le plus important producteur du monde, et du bétail.

Histoire du Québec

Article principal : Histoire du Québec

Le Québec était habité par les Premières Nations avant l'arrivée des Français et l'est encore aujourd'hui — l'État québécois reconnaît onze nations autochtones sur son territoire : les Inuit, les Mohawks, les Innus, les Cris, les Algonquins, les Atikamekws, les Micmacs, les Hurons-Wendat, les Abénaquis, les Malécites et les Naskapis.

Le premier explorateur européen du Québec est le Français Jacques Cartier, qui planta une croix à Gaspé en 1534 et navigua sur le fleuve Saint-Laurent en 1535. En 1608, Samuel de Champlain donna naissance à la Nouvelle-France en fondant la ville de Québec. La ville deviendra ainsi le point de départ de l'exploration française de l'Amérique du Nord. Après 1627, le roi de France Louis XIII accorda le monopole de la colonisation aux Catholiques. La Nouvelle-France devint une colonie royale en 1663, sous le règne du roi Louis XIV.

Le Québec (brun) en 1867
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Le Québec (brun) en 1867
Le Québec (brun) aujourd'hui
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Le Québec (brun) aujourd'hui

Les Français et les Canadiens, s'allièrent avec les Hurons contre les Iroquois qui eux étaient les alliés des Anglais. La guerre de Sept Ans (17561763), entre l'Angleterre et la France, prit un tournant décisif en Amérique du Nord avec la défaite en 1759 de l'armée de Louis-Joseph de Montcalm par l'armée du général anglais James Wolfe dans la Bataille des Plaines d'Abraham, près de la ville de Québec. La Nouvelle-France était alors perdue pour le royaume de France. Le Canada, plus grande colonie de la Nouvelle-France, ne comptait que 55 000 habitants au début de la guerre, alors que la population de la Nouvelle-Angleterre était de près d'un million de colons. La population amérindienne de l'immense territoire de la Nouvelle-France représentait alors environ 600 000 âmes...

La Grande-Bretagne prit possession de la Nouvelle-France avec le traité de Paris en 1763, lorsque le roi Louis XV et ses conseillers choisirent de conserver la Guadeloupe pour son sucre plutôt que le Québec, alors considéré comme un vaste territoire de glace sans importance par le royaume de France. Suite au traité de Paris, la plupart des aristocrates retournèrent en France.

En réponse aux agitations de ses colonies américaines, la couronne britannique instaura l'Acte de Québec en 1774, restaurant le code civil français mais gardant le code criminel anglais. Durant la révolution américaine, la ville de Montréal fut prise et les révolutionnaires américains tentèrent de rallier les Canadiens à leur cause. Ces derniers restèrent plutôt neutres dans le conflit, suivant les recommandations de l'Église catholique qui prenait le parti des Britanniques.

Suite à l'indépendance américaine, des Loyalistes s'installèrent au Québec. Insatisfait des nombreux privilèges accordés aux Canadiens, ils demandèrent des réformes et obtinrent ce qu'ils voulaient dans l'acte constitutionnel de 1791 qui divisait la Province de Québec à la rivière des Outaouais, créant le Haut-Canada (l'Ontario d'aujourd'hui) et le Bas-Canada (le Québec d'aujourd'hui). Les deux populations découvrirent le parlementarisme britannique. Très rapidement, les populations des deux Canadas se rendirent compte des limites de ce système colonial.

Les grandes idées du libéralisme de l'époque finirent par provoquer un soulèvement armé dans le Bas-Canada et le Haut-Canada en 1837; la révolte eut lieu suite au refus de Londres de prendre en considération les demandes du Parti patriotes de Louis-Joseph Papineau. Les rébellions furent écrasées et Lord Durham fut envoyé par Londres pour faire enquête. Il recommanda, dans son fameux rapport (le rapport Durham), l'assimilation des Canadiens français par l'union des deux Canadas et l'adoption d'un gouvernement responsable. L'Union de 1840 fut votée à Londres, mais il faut attendre 1849 pour voir apparaître, avec les réformistes, le gouvernement responsable. Malheureusement, les Francophones n'étaient déjà plus majoritaires au pays. Le parti réformiste fut alors dirigé par Robert Baldwin au Haut-Canada et Louis-Hippolyte Lafontaine au Bas-Canada.

L'Union est instable, et quand le Canada-Uni joignit le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse lors de la confédération (1867), le Bas et le Haut Canada seront divisés une fois de plus, formant les provinces du Québec et de l'Ontario.

Histoire politique récente

Article principal : Politique québécoise

À la naissance de la Confédération canadienne, dont le Québec est l'une des quatre provinces fondatrices, un article vint protéger les droits scolaires des minorités religieuses et un autre reconnut la légalité de la langue française au Parlement et à la Cour. Depuis 1968, le français et l'anglais sont les langues officielles du Canada. Un double système d'éducation, basé sur la religion (l'éducation est une juridiction provinciale), fut établi au Québec. Ce système sera maintenu jusque dans les années 1990, période au cours de laquelle il sera déconfessionnalisé.

Le pouvoir religieux occupa, jusque dans les années 1950, une place prépondérante au Québec. Le gouvernement de l'Union nationale, avec à sa tête Maurice Duplessis, sera le dernier à gouverner la province avec l'aide du pouvoir de l'Église. Lorsqu'il était au pouvoir, le clergé usa de son influence pour convaincre les électeurs de préserver ce gouvernement conservateur, gouvernement qui prit aussi des mesures contre les réformes sociales et le syndicalisme. Sous le gouvernement Libéral de Jean Lesage, le pouvoir de l'Église s'est vu grandement affaibli. Durant les années 1960, le Québec entra dans une grande phase de modernisation accélérée. C'est cette période que l'on nomme la Révolution tranquille.

La modernisation du Québec raviva l'idée de l'indépendance et le mouvement souverainiste prit corps. C'est en 1968 que se forma le Parti Québécois, parti souverainiste dirigé par René Lévesque. Ce parti gagna les élections provinciales de 1976 et instaura une série de lois faisant la promotion et la défense de la langue française. Le français devint la langue officielle du Québec (Loi 101) en 1977.

En 1980, le projet de Lévesque, appelé souveraineté-association, fut appuyé par 40 % de la population lors d'un référendum. Le gouvernement du Canada de Pierre Elliott Trudeau rapatria unilatéralement la constitution en 1982, mais l'accord n'est pas ratifié par le gouvernement du Québec suite aux événements controversés de ce que l'on nommera par la suite la Nuit des longs couteaux. Le Québec n'a toujours pas signé la constitution de 1982. De 1985 à 1994, le Parti Libéral du Québec a gouverné sous Robert Bourassa et Daniel Johnson Jr.; l'avancement sur la problématique constitutionnelle a résulté en l'Accord du lac Meech (1987), mais celui-ci s'effondre en 1990. Une autre entente, l'Accord de Charlottetown, qui devait résoudre une longue liste de problèmes en plus de régler la relation du Québec avec le reste du Canada, a été rejetée par un référendum pancanadien et un référendum québécois, en 1992.

Le Parti Québécois, mené par Jacques Parizeau, est revenu au pouvoir en 1994 avec la promesse de tenir un nouveau référendum sur la souveraineté du Québec. Tenu le 30 octobre 1995, ce référendum a vu la proposition souverainiste rejetée par un écart inférieur à 1% des suffrages. Jacques Parizeau démissionna au soir de la défaite et fut remplacé par le chef du Bloc Québécois fédéral, Lucien Bouchard. Bouchard et son successeur péquiste, Bernard Landry, ont laissé de côté l'accession à la souveraineté, privilégiant l'assainissement des finances publiques.

Le 14 avril 2003, le Parti Québécois a été battu par le Parti Libéral, dirigé par Jean Charest. Devenu premier ministre, Charest mena une politique de désengagement de l'État, notamment en favorisant les partenariats public-privé. Le gouvernement du Québec actuel ne compte que 18 ministères. L'actuel président de l'Assemblée nationale du Québec est Michel Bissonnette.

En 2004, on apprend par la vérificatrice générale du Canada qu'une caisse noire avait était utilisée à partir de 1995 pour promouvoir l'unité canadienne pendant et après le référendum sur la souveraineté du Québec. De plus, on révèle que malgré les lois référendaires québécoises, neuf fois plus d'argent avait été utilisé par le camp du « Non » (appuyé par le gouvernement du Canada), au détriment du camp du « Oui ». Ce qui met évidemment en doute les résultats du référendum de 1995 perdu par très peu de voix par le camp souverainiste. Depuis, plusieurs mesures sont prises par le gouvernement canadien pour favoriser l'unité canadienne chez les Québécois.

L'Économie québécoise

Article principal : Économie québécoise

Le Québec dispose d'importantes ressources naturelles : forêts de conifères, lacs, bois et minéraux. L'abondante énergie hydroélectrique représente l'une des principales activités industrielles de la région.

La vallée du Saint-Laurent est une région agricole très fertile. On y produit des produits laitiers, des fruits, des légumes, du sucre d'érable dont le Québec est le premier producteur mondial, et de bétail.

Culture québécoise

Article principal : Culture québécoise

Symboles du Québec

Ville de Québec
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Ville de Québec

La devise nationale du Québec est Je me souviens. Elle est gravée sur la façade du bâtiment de l'Assemblée nationale à Québec. Les plaques d'immatriculation la portent également.

Les armoiries du Québec, telles qu'adopté en 1939, se présentent sous la forme d'un écu où apparaît de haut en bas trois lys d'or sur fond bleu (Régime français), un léopard d'or sur fond rouge (Régime britannique) et un rameau d'érable sur fond jaune (Régime canadien)

L'emblème du Québec est la fleur de lys, habituellement sur un fond bleu, comme sur le drapeau provincial (voir plus haut), appelé le Fleurdelisé. Tel que décrit sur le site du gouvernement québécois, le drapeau rappelle une bannière ayant accompagné l'armée de Montcalm lors de la victoire de Carillon contre les troupes britanniques en 1758. Ce drapeau vint remplacer l'Union Jack par un vote unanime de l'Assemblée nationale en 1948.

Montréal
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Montréal

L'emblème floral est l'iris versicolore. Auparavant l'emblème était le lys blanc, pour rappeler la fleur de lys de la monarchie française, mais il a été changé pour l'iris car le lys ne pousse pas au Québec.

L'oiseau provincial du Québec est le harfang des neiges et l'arbre est le bouleau jaune.

Enfin, depuis 1998, le papillon Amiral [Basilarchia arthemis arthemis (Drury)] est l'insecte-emblème de la province.

Le saint patron du Canada français était saint Jean-Baptiste. La Saint-Jean-Baptiste, fêtée le 24 juin, est maintenant la fête nationale du Québec. On célèbre la Saint-Jean-Baptiste par des feux de joie et par des concerts mettant en vedette des artistes québécois.

La province de Québec est aussi appelé la « Belle Province ».

Secteur du Québec de la Force terrestre

Le Secteur du Québec de la Force terrestre (SQFT) est l'organisation militaire regroupant les forces canadiennes casernées au Québec. Il regroupe :

Les régions administratives du Québec

Le Québec est divisé en 17 régions administratives :

Voir aussi

Liens externes



Drapeau du Canada Provinces et territoires du Canada Drapeau du Canada

Provinces
Alberta · Colombie-Britannique · Île-du-Prince-Édouard · Manitoba · Nouveau-Brunswick · Nouvelle-Écosse · Ontario · Québec · Saskatchewan · Terre-Neuve-et-Labrador

Territoires
Nunavut · Territoires du Nord-Ouest · Yukon

Voir aussi : Géographie - Pays du monde - Amérique du Nord



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