Page d'accueil rinnovamento.it en page d'accueil
Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées

Sociologie


La sociologie est l'étude des faits sociaux humains étudiés dans leur ensemble avec un haut degré de généralité. Cette science humaine, fondée par Auguste Comte au XIXe siècle, a connu un développement intense et régulier au cours du XXe siècle, en particulier sous l'impulsion d'Emile Durkheim et de ses continuateurs.

Sommaire

Historique du terme

Ce terme a été construit par Auguste Comte dans le but de réunir toutes les sciences ayant pour objet l'être humain, ainsi l'histoire, la psychologie, l'économie, etc.

Sa façon de considérer la sociologie est liée a ses convictions positiviste : ayant une grande confiance dans les sciences déterministes et considérant que leur champ d'études était illimité, il pensait que si l'on pouvait décrire scientifiquement et comprendre le fonctionnement des relations humaines à l'intérieur d'une société ainsi que les évolutions de cette société, on pourrait prévoir et remédier à tous les problèmes d'ordre social qui ne manquent d'apparaître au cours de l'histoire d'un peuple.

Note linguistique : le mot sociologie serait le premier mot français formé d'un préfixe latin associé à un suffixe grec, ce qui fut longtemps considéré comme une entorse au bon goût et aux règles de formation des néologismes. Aujourd'hui le débat sur cette règle est moins vif et de nombreux mots sont formés de même en utilisant des racines grecques et latines, comme automobile .

Les fondations

L'étude des sociétés n'a pas attendu l'invention du mot sociologie. La diversité des usages et des coutumes a interpellé les penseurs dès l'origine, en tout cas depuis qu'ils nous ont laissé des traces par l'écriture. Le Grec ancien Hérodote s'intéressait aux Egyptiens, Ibn Khaldun ...

La volonté de constituer une « physique sociale », c'est à dire un savoir aussi peu discutable que la physique, mais à propos des activités humaines collectives émerge cependant avec la montée du scientisme au XIXe siècle. Comprendre le fonctionnement des sociétés constitue l'espoir d'un moyen de lutter pour l'avènement d'un monde plus juste (Karl Marx), de fonder scientifiquement une morale laïque indépendante des prescriptions des religions (Emile Dürckeim), de lutter contre les « fléaux » de la société que sont la pauvreté, l'alcool, l'immoralité (Le Play), contre la révolution parfois (Gustave Le Bon).


Émile Durkheim est souvent considéré comme le père fondateur de la sociologie française. Le premier, il posa les bases d'une méthodologie scientifique pour la sociologie, en particulier dans l'ouvrage Les règles de la méthode sociologique. Sa méthode repose essentiellement sur la comparaison de statistiques et de caractéristiques quantitatives, cherchant à se libérer du subjectivisme lié à toute donnée qualitative et à débarrasser de tout a priori moral ou moralisateur l'effort pour comprendre un « fait social » comme dans son ouvrage sur Le suicide.

Max Weber, contemporain de Durkheim mais prenant un chemin différent, emploie la science politique, l'économie politique, la philosophie de la culture et le droit, l'étude des religions, qui sont selon lui, tout comme la sociologie, des « sciences de la culture ». Selon Weber, ces sciences sont trop éloignées des sciences de la nature pour qu'elles puissent s'inspirer de leurs méthodes. Il propose une compréhension des phénomènes collectifs plutôt que la recherche de lois.

La sociologie contemporaine a limité ses ambitions : elle se limite à l'étude des organisations humaines et institutions sociales, en utilisant principalement une méthode comparative; elle s'est concentrée sur l'étude de l'organisation des sociétés industrielles complexes, c'est-à-dire des sociétés occidentales. Ce recentrage a laissé le domaine de l'étude des comportements de groupe à la psychologie sociale. Alors que l'anthropologie, née des conquêtes coloniales et de l'étude des peuples qu'elle appellera trop longtemps primitifs, recherche des traces de l'évolution de l'homme (comme espèce dans le cas de l'anthropologie physique et de l'évolution des sociétés dans celui de l'anthropologie sociale) . Néanmoins, il faut noter que certains anthropologues ont aussi mené leurs études dans les sociétés industrialisées. Aujourd'hui, la sociologie et l'anthropologie se différencient plus par leurs méthodes et leurs théories, que par l'objet de leurs études.

La sociologie française n'est pas faite d'un ensemble structuré autour des mêmes fondements et dans lequel tous les auteurs partageraient les mêmes conceptions de ce qui est scientifique et de ce qui ne le serait pas. Les auteurs, les écoles choisissent tel critère ou tel autre, sans toujours préciser explicitement ce qu'ils retiennent et ce qu'il rejettent. Par exemple, Michel Foucault sera reconnu par certains comme appartenant à la pensée sociologique et pas par d'autres. Lui même a peu cité Karl Marx dans ses livres et pourtant il use souvent de concepts et de thèses énoncées par Marx, ce qu'il reconnaît dans des articles très postérieurs aux ouvrages où il les a utilisés.

Les méthodes sociologiques

L'étude des phénomènes sociaux se fait par le biais d'un certain nombre d'outils qui permettent au sociologue d'appréhender des phénomènes dont l'échelle dépasse ses possibilités de perception individuelle, mais aussi de limiter les inductions qu'il fait au cours de son travail. Parmi ces outils ont peut trouver :

Le sociologue est avant tout un être humain avec, entre autre, des sensations, des impressions et des opinions. Pour s'affranchir de cet état lors d'une recherche, l'application de méthodes reconnues par ses pairs permet au chercheur de légitimer son approche d'un phénomène social. Quoi observer ? Pourquoi ? Telles peuvent être les premières questions d'un chercheur sur l'objet de sa recherche. Généralement, les méthodes sociologiques se scindent en deux catégories complémentaires ; les méthodes quantitatives et les méthodes qualitatives.

Méthodes quantitatives

Les études quantitatives permettent l'étude des ensembles, la comparaison des unités vis-à-vis de tendances générales. La précaution à prendre au préalable est de définir des unités comparables et savoir précisemment ce que le chercheur veut comparer. Les limites des études quantitatives sont atteintes lorsque le chercheur s'interroge sur un phénomène unique ou sur des trajectoires biographiques. Le questionnaire est l'outil principal de l'étude quantitative.

Méthodes qualitatives

(Partie en cours de rédaction)

Paradigmes Sociologiques

Deux points de vue s'opposent souvent à l'intérieur de la sociologie.

Celui d'Emile Durkheim est dit paradigme holistique. Pour lui et ceux qui se réclament de son héritage, la société est un holon, un tout qui est supérieur à la somme de ses parties, elle préexiste à l’individu et les individus sont agis par elle. Dans ce cadre, la société englobe les individus et la conscience individuelle n'est vue comme un fragment de la conscience collective.

Selon ce point de vue, l'objet des recherches sociologiques est le fait social, qu'il faut le traiter comme une chose, sa cause devant être cherchée dans des faits sociaux antérieurs. Le fait social, qui fait l'objet d'une institutionnalisation, est extérieur à l’individu et exerce une contrainte sur ce dernier. Les individus sont donc encadrés dans des institutions, elle même insérées dans des structures homologues les unes par rapport aux autres. La sociologie est alors la science des invariants institutionnels dans lesquels se situent les phénomènes observables.

Le point de vue de Max Weber est différent, c'est le paradigme atomistique. Pour lui est ceux qui se réclament de son héritage, chaque individu est un atome social. Les atomes agissent en fonction de motifs, intérêts, d’émotions propre et sont liés aux autres atomes. Un système d'interactions constantes entre les atomes produit et reproduit la société.

Selon ce point de vue, l'objet des recherches sociologiques est l'action sociale. Les acteurs n’agissent pas de façon mécanique. L’accent est porté sur la cause des actions sociales et le sens donné par lesdits comportements. On ne cherche plus des arrangements d’institutions mais un horizon de significations qui servent de références. L’institution est là mais elle sert les motifs et les intérêts des agents.

D'autre paradigmes fonctionnent dans la sociologie. On peut citer l'idée que toute société doit organiser les conflits que fabriquent nécessairement les inégalités fondées sur des différences. Les concepts constituent un des outils qui permettent de décrire/interpréter le réel avec assez de rigueur pour élaborer une connaissance qui tende vers la scientificité. Ainsi, Dürkheim a construit le concept de « fait social », celui d' « anomie ». Plus près de nous, Pierre Bourdieu a développé ses analyses grâce aux concepts d' « habitus », de « reproduction ».

Objets d'études de la sociologie

Quelques sociologues reconnus

Raymond Aron ~ Jean Baudrillard ~ Georges Balandier~Daniel Bell ~ Raymond Boudon ~ Pierre Bourdieu ~ Auguste Comte ~ Michel Crozier ~ Emile Durkheim ~ Norbert Elias ~ Ernest Gellner ~ Anthony Giddens ~ Erving Goffman ~ Jürgen Habermas ~ Claude Lévi-Strauss ~ Michel Maffesoli ~ Robert K. Merton ~ C. Wright Mills ~ Edgar Morin~ Talcott Parsons ~ Dominique Schnapper ~ Gabriel Tarde ~W. I. Thomas ~ Alain Touraine ~ Thorstein Veblen ~ Max Weber ~ Jean Ziegler

Personnes ayant influencé la sociologie

Georg Simmel ~ George Herbert Mead ~ Ferdinand de Saussure ~ Alfred Schütz ~ Claude Lévi-Strauss ~ Michel Foucault ~ Karl Marx ~ Patrick Champagne ~ Harold Garfinkel

Voir aussi

Criminologie ~ expérience Milgram ~ sociobiologie ~ cognitivisme ~ race ~ ethnie ~ psychologie sociale ~ démographie ~ ethnométhodologie



This site support the Wikimedia Foundation. This Article originally from Wikipedia. All text is available under the terms of the GNU Free Documentation License Page HistoryOriginal ArticleWikipedia