Page d'accueil rinnovamento.it en page d'accueil
Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées

Substance

Communément, la substance est ce qui est produit par un organisme ; l'essentiel du contenu de quelque chose (la «substantifique moëlle» (F. Rabelais) ; ce que l'on consomme.

D'un point de vue philosophique ou métaphysique, la substance est la réalité permanente qui sert de substrat aux attributs changeants.

Sommaire

Sens premier

La substance est conçue comme existant par soi, car, dans le cas contraire, elle serait attribut d'un autre être et substance seulement dans un sens relatif.

Cela pose la question de savoir quels sont les êtres qui sont sans le secours d'aucun autre, qui sont donc substance en un sens premier et abolu. Dieu seul est cette substance indépendante, selon Descartes et Spinoza par exemple.

L'homme comme substance

De là découlent plusieurs manières de concevoir l'homme :

Dans le premier cas, l'homme peut être tenu pour un être libre, un empire dans un empire bien qu'il subsite avec l'aide de Dieu ; en revanche, dans le second cas, l'homme en tant que modification d'une substance totale est déterminé par les lois de celle-ci (qu'il s'agisse d'un dieu immanent ou de la nature).


Substances et connaissance

La nature nous présente ordinairement des formes identifiables : une feuille, une toile d'araignée, un œuf. Mais, on rencontre aussi des éléments moins familiers : de la résine, de la cendre, de l'argile, ainsi que les diverses matières que le corps produit. Privées de forme propre, ces matières nous échappent matériellement ainsi que d'une certaine façon conceptuellement. Il s'agit de substances.

Considérons ainsi un œuf, si naturellement beau et prometteur, puis, « Clac ! » Ceci était un futur volatile, maintenant on est en présence de deux substances inattendues ; substances bien différentes et qui s'interpénètrent sans se mêler en contournant les fragments de coquille : qu'est-ce ? Qu'est devenu ce volatile si volatil ?

Scientifiquement, on parle donc naturellement de substance dans un contexte d'ignorance.

Le premier rôle du chimiste - assisté du physicien parfois - est de repousser l'ignorance en procédant à l'identification ou caractérisation de toute substance de quelque origine. Ses méthodes et outils permettent de repousser ou contourner les limites des sens ou de l'expérience commune : il procède à une analyse. Dans un second temps, ses connaissances lui permettront de procéder à des synthèses, même de substances non naturelles qu'il nommera produits artificiels ou de synthèse.

La chimie fait donc généralement appel au terme substance quand aucune autre caractéristique ne peut utilement désigner ou définir le corps en question. À commencer donc dans le temps précédant les opérations d'analyse, par exemple, différentes substances sont apportées dans les centres anti-poison, qu'il s'agisse de poudres, de solutions, etc.

Si l'analyse, l'identification, sont fructueuses, le chimiste a recourt à un terme représentatif de la connaissance de la matière : ceci est du fer, ceci est un métal, un cristal, un polymère. Mais, si l'analyse révèle un mélange, il est encore contraint d'utiliser le terme substance : le radium est un élément radioactif, mais un minerai de radium est une substance radioactive ou encore le lait est une substance alimentaire d'origine animale, etc. L'œuf lui apparaît ainsi constitué de deux corps - un organique et un minéral - (l'albumine du blanc et le calcaire de la coquille) et d'une substance complexe (le jaune) dont l'inventaire est confié au biochimiste...

Voir aussi




This site support the Wikimedia Foundation. This Article originally from Wikipedia. All text is available under the terms of the GNU Free Documentation License Page HistoryOriginal ArticleWikipedia