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Suisse


Pour les articles homonymes, voir Suisse (homonymie).


Schweizerische Eidgenossenschaft
Confédération suisse
Confederazione Svizzera
Confederaziun Svizra
Image:Switzerland_flag_medium.png Image:Switzerland_coa.png
(En détail) (Agrandissement)
Devise nationale:
« Un pour tous, tous pour un »
Localisation de la Suisse
Langues officielles allemand, français, italien, (romanche) cf Divers
Capitale Berne
Président Joseph Deiss
Superficie
 - Totale
 - % eau
Classé 133ème
41 285 km²
3,7 %
Population
 - Total (2001)
 - Densité
Classé 92e
7 261 200
176 habitants/km²
Indépendance
 - Déclarée
 - Reconnue
Alliance éternelle
1er août 1291
24 octobre 1648
Monnaie Franc suisse
Fuseau horaire UTC +1
Hymne national Cantique suisse
Domaine Internet .CH
Indicatif téléphonique 41


La Suisse est un pays d'Europe.

Sommaire

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Suisse

Peuplée dès la préhistoire, c'est néanmoins à l'époque celte, grâce surtout aux Helvètes que le territoire suisse franchit le seuil de l'histoire. En -58 les Helvètes, poussés par la pression migratoire des tribus germaniques, tentèrent de s'installer en Gaule mais battu à Bibracte par les armées de Jules César ils y sont reconduit dans le cadre de l'empire romain. Déjà largement christianisée, elle fut occupée par les Burgondes et les Alamans au Ve siècle.

Incorporée successivement aux royaumes de Bourgogne, des Francs puis à l'empire carolingien, elle est rattachée au XIe siècle, à la chute du royaume de Bourgogne transjurane au Saint Empire romain germanique. Elle est alors le théâtre de luttes féodales.

La date de 1291 a été choisie à la fin du XIXe siècle comme date de naissance de la Suisse, car c'est celle de l'alliance de trois cantons, contrôlant la route du Gotthard, nouvellement aménagée : Uri, Schwytz et Unterwald. Ces cantons confirmèrent leurs envies de liberté lors de la Bataille de Morgarten en 1315.

Les territoires avoisinants, Lucerne, Zurich, Glaris et Zoug se rapprochèrent d'eux au XIVe siècle, fondant ce que l'on appelle aujourd'hui la confédération des VIII cantons. Le XVe siècle fut parsemé de conquêtes qui vit la Confédération atteindre le Rhin et la Suisse romande, tout en s'alliant avec les territoires environnants (Valais, Appenzell, Saint-Gall, les ligues grises, Fribourg). Elle participa finalement aux guerres de Bourgogne. Enfin, à la suite des guerres de Souabe en 1499, les cantons furent indépendants de facto du Saint-Empire ; ce n'est qu'aux traités de Westphalie en 1648 que cette indépendance fut reconnue.

La fin du XVe siècle vit une première opposition entre les villes et campagnes qui aboutit finalement au convenant de Stans (1481), avec l'aide de Nicolas de Flue, qui ouvrit la porte à cinq nouveaux cantons : Fribourg, Soleure, Appenzell, Bâle et Schaffhouse. Ainsi, au début du XVIe siècle, la confédération des VIII cantons est née ; elle renforce ses alliances locales (Bienne, Saint-Gall, Neuchâtel) et étend ses possessions au Tessin et dans le canton de Vaud. Les guerres d'Italie et surtout la bataille de Marignan (1515) sonnent la fin de ses activités militaires hors de son territoire. Seuls les mercenaires suisses feront désormais parler d'eux sur les champs de batailles européens et au Vatican.

Déchirée par la Réforme, les guerres de religions (Première guerre de Kappel (1529), évitée de justesse lors de l'épisode de la soupe au lait, Deuxième guerre de Kappel (1531), Première guerre de Villmergen (1656), Deuxième guerre de Villmergen (1712) ) occupent la politique intérieure ; la démocratie des premiers temps a laissé la place à des gouvernements oligarchiques bloquant toute réforme.

L'invasion française de 1798 libère les pays sujets et réforme profondément la Suisse en en faisant un état unitaire la République Helvétique ; devant les troubles incessants, Napoléon impose l'Acte de médiation de 1803, rétablissant les cantons (Vaud, Argovie, Thurgovie et Saint-Gall devenant alors des cantons à part entière) tout en retirant Neuchâtel, Genève et le Valais qui redeviennent éphémèrement indépendants puis sont intégrés à l'Empire.

En 1814 et 1815, la Restauration crée un premier État fédéral, à 22 cantons et les luttes entre les conservateurs et les libéraux-radicaux aboutissent à la Guerre du Sonderbund en 1847 et à la victoire de ces derniers. La fin du siècle voit l'apparition de l'État fédéral qui abolit les frontières intérieures, impose une monnaie unique et une armée de milice fédérale. La première constitution fédérale de 1848, qui a mise en place les bases politiques de la Suisse, fut révisée en 1874 en y ajoutant le droit de référendum.

Le début du XXe siècle voit la suite du travail législatif : un code pénal, puis un code civil fédéral sont créés et le droit d'initiative constitutionnel est introduit.

La Suisse échappe, grâce à son statut de neutralité, aux deux guerres mondiales et devint peu à peu le siège de nombreuses organisation internationales.

Devenu prospère dans les années 1960, la Suisse reste essentiellement à l'écart des grands bouleversement de l'Europe et n'adhére qu'au compte goutte aux différentes organisations internationales (Conseil de l'Europe en 1963, ONU en 2002).

La Suisse a fait son entrée le 10 septembre 2002 à l'ONU, mais elle a jusqu'ici toujours refusé de faire partie de l'Union européenne.

Politique

Article détaillé : Politique de la Suisse

Le pouvoir législatif est exercé par l'Assemblée fédérale, qui est formée de deux chambres : le Conseil national, formé des représentants du peuple et le Conseil des États, qui - en théorie - « représente les cantons ». Chaque canton possède deux sièges aux Conseil des États (un seul pour les demi-cantons) et d'un nombre de sièges proportionnel à la population au Conseil national, qui a 200 membres en tout.

Le pouvoir exécutif est exercé par le Conseil fédéral, formé de sept membres, et de l'administration fédérale. Ils sont élus pour 4 ans par l'Assemblée fédérale. Le gouvernement fonctionne avec un principe de collégialité, ce qui signifie que les principaux partis politiques sont représentés.

Un président de la Confédération est élu parmi les conseillers fédéraux. Il est élu pour une année par l'Assemblée fédérale. Son rôle est principalement symbolique et médiatique. Traditionnellement, les conseillers fédéraux sont élus président chacun à leur tour, en fonction de leur ancienneté.

Fédéralisme

La Suisse est divisée en cantons, contenant chacun plusieurs, voir des centaines de communes. Les cantons suisses sont plus ou moins autonomes constitutionnellement (chaque canton a sa propre constitution), législatif, judiciaire, fiscal, administratif. Un certain nombre de domaines sont ainsi gérés uniquement au niveau cantonal. On y trouve par exemple l'éducation, la gestion des hôpitaux (sans les hôpitaux communaux et privés), la construction et l'entretien de la majorité des routes (sauf autoroutes et routes nationales) et la police, contrairement à l'armée, taxes douanières et autres charges sociales (AVS, AI, APG...) ou encore le contrôle de la fiscalité.

Ils ont tous leur propre parlement (appelé en général Grand Conseil, mais le nom dépend des cantons) et leur gouvernement (appelé en général Conseil d'État).

Démocratie semi-directe

Une particularité de la démocratie suisse est que le peuple garde en permanence un contrôle sur ses élus, car la Suisse est une démocratie que l'on peut qualifier de semi-directe. Dans le sens où elle a des éléments d'une démocratie représentative, (le peuple suisse élit les membres de tous les parlements ainsi que ceux des exécutifs cantonaux) et d'une démocratie directe. En effet, en Suisse, le corps électoral dispose de deux instruments qui lui permet d'agir sur un acte décidé par une autre autorité de l'État, il s'agit du référendum. Et l'initiative, qui consiste en le droit d'une fraction du corps électoral de déclencher la procédure permettant l'adoption, la révision, ou l'abrogation d'un acte de rang étatique.

L'initiative populaire permet à un comité de citoyens de proposer une modification de la constitution. Si ce comité arrive à réunir 100 000 signatures dans un délai de 18 mois. le projet devra être voté par le peuple. Pour une modification d'une loi, le nombre de signatures nécessaires est de 80 000.

Le référendum dit facultatif permet de remettre en cause une loi votée par le Parlement. Il est facultatif dans le sens ou une demande doit être déposée. Une fraction du corps électoral doit en faire la demande dans un certain délai. Au niveau fédéral, 50 000 citoyens doivent en faire la demande dans un délai de 3 mois, et ceci doit débuter dans les 100 jours suivant la promulagtion de la loi. Si le référendum aboutit, la loi passe alors en votation populaire.

Ces deux possibilités sont fréquemment utilisées, ce qui fait que la Suisse est un pays où l'on vote très souvent (en moyenne 4 à 5 fois par an, avec généralement plusieurs objets en même temps). Afin de garantir une transposition des directives dans les délais, ce système devrait être réformé en cas d'adhésion à l'Union européenne ; de plus, les initiatives incompatibles avec le droit européen devraient être invalidées. C'est l'un des principaux arguments des anti-européens.

Actualité politique

Suite au référendum (votation) du 26 septembre 2004, les Suisses ont majoritairement refusé deux modifications constitutionnelles qui auraient facilité l'accès des émigrés de deuxième et troisième génération à la nationalité suisse, et ceci malgré l'appel des principaux partis de gouvernement à soutenir cette mesure. Deux autres questions étaient posées : l'extension et la réforme du système postal à été refusée d'une très courte majorité (50,23%) et l'augmentation des allocataires du système de maternité fédéral a été approuvée à 55%.

La position inhabituelle des votants sur la question de la nationalité (puisque généralement les Suisses votent en suivant les consignes du gouvernement fédéral) montre que la propagande nationaliste de l'UDC porte ses fruits au sein de l'électorat helvète.

Cantons

Article détaillé : Cantons suisses

carte de la Suisse
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carte de la Suisse

La Suisse est constituée de 26 cantons qui sont des États souverains ayant délégué certaines de leur prérogatives à l'État fédéral. Ils possèdent tous un gouvernement, le Conseil d'État et une chambre parlementaire propres, appelé Grand Conseil. On parle d'État fédéral du fait de ce regroupement à l'image des États-Unis d'Amérique. La plupart des cantons sont très petits, en moyenne 40×40 km². La population varie de 15 000 à 1 253 000 habitants.

Géographie

Article détaillé : Géographie de la Suisse

Villes principales : Zurich, Genève, Bâle, Berne, Lausanne
Communes politiques : 2880 (2001)

Voir aussi : Villes de Suisse

Économie

Article détaillé : Économie de la Suisse

Population

Article détaillé : Population de la Suisse

Les différentes langues de la Suisse
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Les différentes langues de la Suisse

La Suisse est à la croisée de plusieurs grands pays européens qui ont influencé ses langues et sa(ses) culture(s). La Suisse a quatre langues officielles : l'allemand (64 % ; blanc) au nord et au centre, le français (19 % ; bleu) à l'ouest, l'italien (8 % ; rouge) au sud, et enfin le romanche qui est une langue romane parlée par une petite minorité (moins de 1 % ; vert) dans le sud-est du canton des Grisons.

L'allemand parlé en Suisse est un ensemble de dialectes nommés d'une manière générale suisse allemand, mais les journaux et certains programmes de télévision utilisent l'allemand. La plupart des Suisses parlent plus d'une langue, et les résidents et travailleurs étrangers représentent environ 20 % de la population.

Le romanche n'est pas une langue officielle au même titre que l'allemand, le français et l'italien. Selon l'alinéa 1 de l'article 70 de la constitution fédérale : « Les langues officielles de la Confédération sont l'allemand, le français et l'italien. Le romanche est aussi langue officielle pour les rapports que la Confédération entretient avec les personnes de langue romanche. »

Culture

Article détaillé : Culture de la Suisse

Fêtes et jours fériés

Les jours fériés dépendent beaucoup du canton. Seuls Noël, Nouvel-An et le 1er août sont fédéraux, les autres fêtes (vendredi et lundi de Pâques, Ascension, lundi de Pentecôte et Fête Dieu, Assomption et Toussaint, Jeûne Fédéral ou Jeune Genevois) étant reconnues par les cantons selon leur tradition - principalement religieuse, catholique ou protestante.


Date Nom Remarques
1er janvier Nouvel An  
2 janvier Vaud, Zurich.
19 mars Saint-Joseph Valais, Lucerne
21 mars Sainte-Bénédicte Lucerne.
1er mars Indépendance Neuchâtel.
mobile Vendredi saint Genève, ...
mobile Lundi de Pâques Genève, ...
mobile Ascension Genève, ...
mobile Lundi de Pentecôte Genève, ...
19 avril Sechselaüten Zurich
1er mai Fete du Travail Jura, ...
23 juin Commémoration du plébiscite Jura.
mobile Fête-Dieu Valais, Fribourg, Lucerne.
1er août Fête nationale  
15 août Assomption Valais, ...
jeudi suivant le 1er dimanche de septembre Jeûne genevois Genève.
13 septembre Knabenschiessen Zurich
septembre Lundi du Jeûne fédéral Tous sauf Genève et Zurich.
2 octobre Leodegar Lucerne.
1er novembre Toussaint Fribourg, Valais, Lucerne, ...
11 novembre Martinstag Lucerne.
8 décembre Immaculée Conception Fribourg, Valais, Lucerne...
25 décembre Noël  
26 décembre Saint-Etienne Zurich, Lucerne, ...
31 décembre Saint-Sylvestre Genève.


Transport

Le 12 décembre 2004 le cadencement des transports intervilles sera mis en place (Projet Rail 2000). Il sera encore amélioré avec l'ouverture des grands tunnels nord-sud dans la décennie à venir.

Le système suisse d'éducation

Voir l'article détaillé Système éducatif suisse.

Divers

Voir aussi

Liens externes


États européens hors de l'Union européenne

Albanie · Andorre³ · Arménie² · Azerbaïdjan² · Biélorussie · Bosnie-Herzégovine · Bulgarie · Croatie · Géorgie² · Islande · Kazakhstan¹ · Liechtenstein · Macédoine · Moldavie · Monaco³ · Norvège · Roumanie · Russie¹ · Saint-Marin³ · Serbie-et-Monténégro · Suisse · Turquie¹ · Ukraine · Vatican³

¹ partiellement européen   ² caractère européen discuté   ³ enclavé dans l'UE et ayant adopté l'euro



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